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Zelensky : les négociations entre Ukrainiens, Russes et Américains reprendront mercredi à Abou Dhabi

Volodymyr Zelensky avait qualifié cette phase de négociation d'"extrêmement difficile".
Volodymyr Zelensky avait qualifié cette phase de négociation d'"extrêmement difficile". Tous droits réservés  AP Photo/Mindaugas Kulbis
Tous droits réservés AP Photo/Mindaugas Kulbis
Par Euronews
Publié le Mis à jour
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Un nouveau cycle de négociations entre Kyiv, Moscou et Washington devait débuter dimanche. Le président ukrainien n'a pas précisé les raisons du report.

Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche que de nouveaux pourparlers de deux jours, réunissant des représentants ukrainiens, russes et américains, débuteraient mercredi aux Émirats arabes unis.

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"Les dates des prochaines réunions trilatérales ont été fixées – les 4 et 5 février à Abou Dhabi", a indiqué le président ukrainien sur X.

"L'Ukraine est prête à mener des discussions substantielles, et nous sommes déterminés à ce que l'issue nous rapproche d'une fin réelle et digne du conflit."

Samedi, il avait déclaré que Kyiv attendait davantage d'informations de la part des États-Unis pour faire avancer les négociations, alors qu'une rencontre était prévue initialement dimanche à Abou Dhabi. Les trois parties avaient déjà participé, les 23 et 24 janvier, à un cycle de pourparlers dans ce même format.

Plus tôt dans la journée de samedi, l'envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, a qualifié de "productives et constructives" les discussions russo-américaines qui se sont tenues à Miami, en Floride, et qui visaient à tracer la voie vers un règlement de la guerre en Ukraine.

"Nous saluons cette réunion et le fait que la Russie semble œuvrer à la recherche de la paix", a-t-il avancé sur X.

La délégation américaine de haut niveau comprenait également le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le gendre du président Trump, Jared Kushner, et le conseiller principal de la Maison Blanche, Josh Gruenbaum.

De l'autre côté de la table, la Russie était représentée par Kirill Dmitriev, directeur du Fonds russe d'investissement direct et envoyé spécial du président Vladimir Poutine. Sur ses réseaux sociaux, l'émissaire du Kremlin a confirmé l'évolution positive des discussions et a souligné que celles-ci avaient également porté sur les activités du groupe de travail économique américano-russe, laissant entendre une tentative de réouverture des canaux de coopération économique, parallèlement aux échanges stratégiques sur la paix.

Steve Witkoff a souligné que la question des territoires constituait le point clé pour faire progresser les négociations, Kyiv rejetant la demande de Moscou de céder l'intégralité du Donbass, y compris les zones que les Russes n'ont pas réussi à prendre en quatre ans d'invasion à grande échelle.

Cette semaine, le conseiller diplomatique du Kremlin, Yuri Ouchakov, a indiqué que les territoires n'étaient pas le seul enjeu des négociations, sans préciser quels étaient les autres points non résolus.

La question des territoires "ne peut être résolue" sans un sommet Poutine-Zelensky

Malgré l'atmosphère a priori détendue qui règne à Miami, la forme que prendra la diplomatie dans les prochaines heures reste incertaine.

Le président Volodymyr Zelensky avait qualifié cette phase de négociation d'"extrêmement difficile". Dans une récente interview accordée à la chaîne publique tchèque Český rozhlas, il a admis ne pas pouvoir confirmer si les pourparlers étaient proches d'une conclusion ou si le chemin restait encore long.

La stratégie de Kyiv demeure centrée sur les garanties de sécurité. Bien que les accords avec les États-Unis et l'Europe soient finalisés, Zelensky a précisé que les étapes clés d'approbation par le Parlement ukrainien et le Congrès américain n'avaient pas encore été franchies. Outre la sécurité militaire, le président a insisté sur un plan de relance économique en vingt points, jugé nécessaire pour rassurer les investisseurs internationaux sur la stabilité future du pays.

Enfin, la question la plus cruciale reste celle de l'intégrité territoriale. Zelensky a rappelé avec fermeté que les questions des frontières constituent des "sujets douloureux" dont la résolution relève directement des chefs d’État, laissant entendre qu'une rencontre personnelle avec Vladimir Poutine pourrait être nécessaire.

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