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Détroit d'Ormuz, Iran et mines navales : un mélange explosif ?

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Par Jakub Janas
Publié le Mis à jour
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L'étroit détroit d'Ormuz est en train de devenir un point géopolitique explosif. Les États-Unis veulent le contrôler, mais pour l'Iran, cette voie d'eau est l'ultime moyen de pression. Qui est prêt à recevoir une leçon d'histoire ?

Le détroit d'Ormuz, bien qu'il s'agisse d'une voie maritime, est devenu ces derniers jours un point géopolitique explosif.

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Un cinquième du pétrole mondial transite par là. Pour Washington, toute perturbation à cet point de passage signifie une hausse des prix de l'essence et une inflation galopante, un cauchemar à l'approche des élections de mi-mandat. Pour l'Iran, cette voie navigable est son ultime levier. Téhéran a juré de ne pas laisser "un seul litre" de pétrole parvenir à ses ennemis. En réponse, les États-Unis affirment avoir détruit 16 navires poseurs de mines iraniens.

Cette situation n'est pas nouvelle. Les mines sont « l'arme des pauvres » dans la guerre navale. Elles sont très bon marché, les mines à contact basiques peuvent coûter seulement quelques milliers de dollars, mais elles peuvent neutraliser en quelques secondes un navire de guerre ou un superpétrolier valant des milliards de dollars.

Au cours de la guerre opposant Iran Irak dans les années 1980, et plus particulièrement pendant la "guerre des pétroliers", l'Iran a rempli ces mêmes eaux de mines afin de stopper les exportations irakiennes. Et en 1988, après qu'une frégate américaine a failli être coulée par une mine iranienne, l'administration Reagan a réagi fermement en lançant l'opération Praying Mantis.

Les historiens affirment qu'en une seule journée, la marine américaine a porté un coup dévastateur à la flotte iranienne. Le message était clair : si vous vous en prenez au pétrole, vous perdrez votre marine. En raison des perturbations dans le détroit, l'Irak, dont 90 % des revenus proviennent du pétrole, explore désormais désespérément d'autres itinéraires via la Syrie, la Jordanie et la Turquie.

Pour l'Europe, cette crise prouve que remplacer le pétrole russe par le brut du Golfe revenait simplement à échanger une dépendance contre une autre. Et si cette situation annonçait un renouveau de l'énergie verte décentralisée ? Après tout, si le débat sur le climat devient trop polarisant, il pourrait s'agir d'une question de souveraineté militaire et énergétique.

Pour en savoir plus, regardez la vidéo d'Euronews dans le lecteur ci-dessus.

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