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Dernière minute. Guerre au Moyen-Orient : l'Iran annonce la réouverture du détroit d'Ormuz

Des pétroliers et des cargos font la queue dans le détroit d'Ormuz, vus depuis Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, le mercredi 11 mars 2026.
Des pétroliers et des cargos font la queue dans le détroit d'Ormuz, vus depuis Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, le mercredi 11 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Altaf Qadri
Tous droits réservés AP Photo/Altaf Qadri
Par Shona Murray & Nathan Joubioux
Publié le Mis à jour
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Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a annoncé que ce passage stratégique va rouvrir "entièrement" pour la durée du cessez-le-feu signé entre Israël et le Liban.

Le détroit d'Ormuz est de nouveau ouvert. C'est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, ce vendredi 17 avril.

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"Conformément au cessez-le-feu au Liban, le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu, sur l'itinéraire coordonné déjà annoncé par l'Organisation des ports et des affaires maritimes de la République islamique d'Iran", a-t-il écrit, sur son compte X.

Cette annonce a également été faite par Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, il a déclaré que le détroit est "prêt à accueillir tout trafic" et permettra_"un passage libre"_. Cependant, "le blocage naval restera en vigueur entièrement en ce qui concerne l'Iran, jusqu'à ce que les négociations avec l'Iran soient terminées à 100 %", a précisé le président républicain. "Ce processus devrait se dérouler très rapidement, la plupart des points ayant déjà été négociés", a-t-il ajouté.

Lundi, Donal Trump avait imposé un blocus du trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens. Cette mesure visait à faire pression sur certains alliés de l'Iran afin de persuader ce dernier de lever son propre blocus. Elle avait également pour objectif d'empêcher Téhéran de tirer profit de ses exportations de pétrole.

Dès l'annonce de la réouverture du détroit, les marchés ont réagi et le prix du baril de Brent, la référence internationale, a reculé de 10,3 % à 89,13 dollars. Il reste toutefois au-dessus de son niveau de 70 dollars d'avant la guerre, ce qui indique qu'une certaine prudence persiste sur les marchés financiers.

La réouverture du détroit d'Ormuz a été rendue possible grâce au cessez-le-feu signé entre Israël et le Liban. Cependant, il semble fragile : ce vendredi, Beyrouth a accusé l’État hébreu de plusieurs violations, tandis que le Hezbollah a affirmé avoir visé un regroupement de soldats israéliens dans le sud du Liban en représailles.

Une mission européenne pour la réouverture pérenne du détroit

La réouverture du détroit était une revendication majeure des États-Unis et de la communauté internationale, alors que la crise énergétique mondiale s'aggrave de jour en jour en raison de la fermeture de cette voie essentielle, où transite 20 % du pétrole mondial.

Avant cette annonce, les dirigeants français et britannique ont réuni, ce vendredi, une coalition composée principalement de pays de l'Otan, dont la Corée du Sud, l'Australie et le Japon, afin d'annoncer les grandes lignes d'un plan qui visait à rétablir la navigation dans le détroit, et ce de manière pérenne.

La mission devrait comprendre des navires militaires, des forces armées, des services de renseignements, des opérations de déminage et des capacités radar. Certains pays européens ont déjà envoyé des navires dans la région, a confirmé Euronews.

"L'objectif est d'aller au-delà de la planification et de prépositionner des navires dans la région afin d'être prêts à agir lorsque le conflit s'apaisera", a déclaré une source de l'OTAN à Euronews. "Mais il s'agira de l'aspect défensif des choses, avec des navires, des capteurs, des radars et des navires de déminage."

Malgré le nombre élevé de pays prêts à engager des ressources, une opération d'une telle complexité comporte de nombreux risques, selon les experts. "Il y a toujours la possibilité que nous soyons entraînés dans un conflit plus large", a déclaré Ed Arnold, chercheur principal en sécurité européenne au RUSI, à Euronews. "Si vous n'êtes pas prêts à participer à la guerre, alors ne faites pas la première partie, parce que les Iraniens sauront que les Européens sont une force de dissuasion", a-t-il ajouté.

Les combats ont fait au moins 3 000 morts en Iran, plus de 2 100 au Liban, 23 en Israël et plus d'une douzaine dans les États arabes du Golfe. Treize membres du personnel militaire américain ont également été tués.

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