La Statistique policière de la criminalité 2025 montre un net recul des cas recensés. Le vol, le brigandage et la délinquance de rue sont particulièrement en recul.
Les nouvelles positives sont rares en ce qui concerne les statistiques policières de la criminalité. Pourtant, les chiffres pour 2025 laissent entrevoir un possible revirement de situation : Les cas enregistrés ont baissé de 5,6 % par rapport à 2024. Au total, environ 5,5 millions de cas ont été enregistrés en 2025.
Le nombre de délits présumés enregistrés a donc nettement diminué. En particulier dans les domaines du vol, de la criminalité routière et du vol, il y a eu sensiblement moins de plaintes que l'année précédente. Parallèlement, le nombre d'homicides et de délits sexuels a augmenté.
Plusieurs facteurs sont évoqués dans le rapport comme causes possibles de ce recul. La légalisation partielle du cannabis est notamment citée comme une influence possible. Une baisse de la migration pourrait également jouer un rôle : Les mesures prises pour limiter la migration irrégulière peuvent y avoir contribué", indique la Statistique policière de la criminalité.
En 2025, le nombre de suspects étrangers a baissé d'environ 3 % (hors infractions au droit des étrangers). Le recul correspond donc à peu près à celui des suspects allemands.
Le nombre d'infractions commises par des "immigrés" a également diminué d'environ 9 %, toujours hors infractions au droit des étrangers. L'Office fédéral de la police criminelle (BKA) regroupe sous le terme "immigrés" les réfugiés, les personnes entrées irrégulièrement, les personnes tolérées ainsi que les personnes bénéficiant de l'asile et de la protection et les demandeurs d'asile.
Parallèlement, la part des suspects étrangers reste globalement élevée et s'élève à 35,5 %. Les immigrés représentent 8,2 % des suspects.
En outre, les chiffres concernant les suspects enfants et adolescents, qu'ils soient de nationalité allemande ou étrangère, évoluent positivement.
Nette augmentation des enquêtes pour homicide
La criminalité violente a certes baissé l'année dernière (-2,3 %), mais les crimes sexuels ont parallèlement nettement augmenté. Il s'agit notamment des viols, des contraintes sexuelles et des agressions sexuelles particulièrement graves. Ils ont augmenté de 8,5 % pour atteindre 14 500 cas.
Les suspects de viol sont en premier lieu des personnes de l'entourage proche de la victime : amis, connaissances, partenaires ou ex-partenaires, selon le BKA (Office fédéral de police criminelle). Selon une étude du BKA sur le chiffre noir, le taux de plainte pour les délits sexuels est d'environ six pour cent.
Les cas de "meurtre, assassinat et meurtre sur demande" ont également augmenté, de 6,5 pour cent pour atteindre 2.450 cas. De même, les infractions à la loi sur les armes ont augmenté, de 5,5 pour cent pour atteindre 37 500 cas.
Les hommes représentent la majorité des suspects, soit environ trois quarts d'entre eux. Ils sont également plus nombreux parmi les victimes : 58 pour cent sont des hommes, 42 pour cent des femmes.
Il est important de noter que les statistiques ne prennent en compte que les enquêtes policières. Il n'est pas possible d'en déduire des informations sur les condamnations effectives ou le nombre réel de délinquants. L'étude ne rend pas non plus compte des cas qui ne sont pas dénoncés.