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Royaume-Uni : après sa défaite, Keir Starmer plaide pour un rapprochement avec l'UE

Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, prononce un discours au Coin Street Neighbourhood Centre à Waterloo, le 11 mai 2026.
Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, prononce un discours au Coin Street Neighbourhood Centre à Waterloo, le 11 mai 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Gavin Blackburn
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Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'emploie à restaurer la confiance de son pays dans son parti alors que la gauche travailliste a essuyé un lourd revers aux élections locales.

Alors qu'il tente de résister aux demandes de démission après les résultats dévastateurs des élections locales pour son parti travailliste, Keir Starmer s'est engagé lundi à donner tort aux "sceptiques" au sein de son propre parti et de l'électorat dans son ensemble.

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Le Premier ministre britannique a affirmé qu'il "relèverait les grands défis" et redonnerait "espoir" au pays.

Il s'agit notamment de se rapprocher de l'Union européenne et de "placer la Grande-Bretagne au cœur de l'Europe", dix ans après le vote du Royaume-Uni en faveur de la sortie de l'UE.

"Je sais que j'ai des sceptiques et je sais que je dois leur prouver qu'ils ont tort et je le ferai", a t-t-il déclaré lors d'un discours à Londres, s'engageant à prouver à des millions de personnes "fatiguées d'un statu quo qui les a déçues" que le gouvernement est de leur côté.

Keir Starmer a déclaré que le parti travailliste était engagé dans "une bataille pour l'âme de la nation" et que le Royaume-Uni s'engagerait sur "une voie sombre" si Reform UK, le parti anti-immigration dirigé par Nigel Farage, arrivait au pouvoir.

La position de Premier ministre reste toutefois fragile, des dizaines de législateurs lui demandant d'annoncer la date de son départ.

Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, prononce un discours au Coin Street Neighbourhood Centre de Waterloo, le 11 mai 2026.
Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, prononce un discours au Coin Street Neighbourhood Centre à Waterloo, le 11 mai 2026. AP Photo

L'ancienne vice-première ministre Angela Rayner, une puissante législatrice souvent considérée comme une adversaire potentielle, a déclaré que "ce que nous faisons ne fonctionne pas et doit changer".

Elle n'a pas explicitement appelé Keir Starmer à démissionner, mais l'a accusé de présider à "une culture toxique de copinage" et a déclaré que le gouvernement devait "rester fidèle aux valeurs syndicales et sociales-démocrates" et alléger le coût de la vie pour les travailleurs.

"Il s'agit peut-être de notre dernière chance", a déclaré Angela Rayner dans un communiqué publié dimanche.

Le parti travailliste a été plongé dans la morosité par les lourdes pertes subies la semaine dernière lors des élections locales en Angleterre et des votes législatifs en Écosse et au Pays de Galles.

Ces élections ont été interprétées comme un référendum officieux sur Keir Starmer, dont la popularité s'est effondrée depuis qu'il a été porté au pouvoir par un raz-de-marée il y a moins de deux ans.

Son gouvernement s'est efforcé d'assurer la croissance économique promise, de réparer les services publics en ruine et de réduire le coût de la vie. Il a été paralysé par des faux pas répétés et des volte-face sur des questions telles que la réforme de la protection sociale.

Des nuages sont visibles au-dessus des Chambres du Parlement au lendemain des élections locales britanniques de 2026 à Londres, le 8 mai 2026.
Des nuages sont visibles au-dessus des Chambres du Parlement au lendemain des élections locales du Royaume-Uni 2026 à Londres, le 8 mai 2026. AP Photo

Sa décision désastreuse de nommer Peter Mandelson, un ami terni par le scandale de Jeffrey Epstein, délinquant sexuel condamné, au poste d'ambassadeur de Grande-Bretagne aux États-Unis, lui a également porté préjudice.

Les élections de la semaine dernière ont vu le parti travailliste écrasé à la fois par la droite et par la gauche, perdant des voix au profit de Reform UK et du parti écolo-populiste des Verts. Cette situation reflète la fragmentation croissante de la politique britannique, longtemps dominée par les travaillistes et les conservateurs.

Keir Starmer espère retrouver son élan grâce à son discours de lundi et à un ensemble ambitieux de projets législatifs qui seront présentés dans un discours prononcé mercredi par le roi Charles III lors de l'ouverture officielle du Parlement.

Dans son discours, il a déclaré à un public de législateurs et de militants du parti que le gouvernement prendrait le contrôle de la sécurité énergétique, économique et de défense de la Grande-Bretagne et qu'il rendrait le pays plus juste.

Keir Starmer a annoncé qu'il présenterait un projet de loi visant à nationaliser l'entreprise British Steel, détenue par la Chine, après que le gouvernement en a pris le contrôle l'année dernière.

"Un projet de loi sera présenté cette semaine pour donner au gouvernement les moyens [...] de prendre le contrôle total de British Steel", a t-il déclaré.

L'une des principales politiques du gouvernement consiste à resserrer les liens avec l'Union européenne, que le Royaume-Uni quittera en 2020, quatre ans après que les partisans de la sortie de l'UE ont remporté de justesse le référendum sur l'appartenance à l'Union.

Le gouvernement de Keir Starmer a déjà pris des mesures pour assouplir certaines des restrictions commerciales qui pèsent sur les entreprises britanniques depuis le Brexit, et il affirme qu'il obtiendra un accord sur la mobilité des jeunes afin que ces derniers puissent passer quelques années à travailler sur le continent.

Dépouillement des bulletins de vote pour les élections locales de 2026 au complexe sportif de Silksworth, à Sunderland, le 8 mai 2026.
Dépouillement des votes pour les élections locales de 2026 au Silksworth Sports Complex à Sunderland, le 8 mai 2026. AP Photo

Keir Starmer a déclaré que le gouvernement serait "défini par la reconstruction de notre relation avec l'Europe".

Le parti travailliste a fait campagne pour le maintien dans l'UE lors du référendum de 2016, mais il s'est montré réticent à rouvrir un débat qui a amèrement divisé le pays.

Keir Starmer a exclu de chercher à réintégrer l'UE, l'union douanière ou le marché unique, des éléments qui feraient une grande différence pour les entreprises britanniques.

Sources additionnelles • AP, AFP

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