Lundi, le ministre français de l'Intérieur a annoncé que tous les cas contacts de l'Hantavirus devraient se soumettre à une quarantaine dans un milieu médicalisé. Actuellement 22 français ont été identifiés comme cas contacts.
La France se prépare à accueillir les cas contact des patients positifs à l'hantavirus. Alors que la première Française testée positive à la maladie est soignée à l'hôpital parisien de Bichat, celui de la Pitié Salpêtrière, comme bien d'autres, se prépare à recevoir les cas contact.
Car lundi, la règle a changé. Loin du confinement du Covid que chacun avait passé chez soi, les cas contact de l'hantavirus devront respecter une quarantaine ferme de 42 jours dans un milieu hospitalier.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a également annoncé la mise en place de réunions interministérielles quotidiennes pour suivre l'évolution de la situation. Selon la chaîne de télévision TF1, une première réunion de coordination rassemblant des représentants des cabinets du Premier ministre, de l'Intérieur, de la Santé, des Affaires étrangères et des Transports, mais sans médecin, a eu lieu mardi matin à 8h30.
Depuis le week-end, l'état de la Française qui a testé positive au virus s'est dégradé. Elle est suivie dans les soins intensifs de l'hôpital Bichat, dans le service des maladies infectieuses et tropicales.
Ces services, présents dans la plupart des CHU de France possèdent des chambres dédiées à l'isolation de patients potentiellement hautement contagieux lors de leur traitement. Sas pour entrer dans les chambres, fenêtres scellées, pressions négatives et protocoles de protection pour entrer, tout y est fait pour que l'air de la chambre d'hôpital soit filtré et ne s'échappe pas dans le reste du bâtiment.
Le rythme cardiaque et la respiration des patients en quarantaine y sont relevés plusieurs fois par jour pour suivre les évolutions de leur état.
Actuellement 22 Français sont cas contact. Un d'entre eux, un Français de Concarneau, a été identifié et transféré au CHU de Rennes. Lui et les autres cas contact étaient avec la croisiériste néerlandaise porteuse de l'hantavirus, et décédée depuis, lors de vols d'avion vers l'Afrique du Sud.
Les personnes ayant voyagé sur ces deux vols doivent se signaler "sans délai" aux autorités sanitaires prévoit un décret du gouvernement.