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Aleksandar Vučić défend les liens de la Serbie avec la Chine lors d’une visite controversée à Pékin

Le président chinois Xi Jinping et le président serbe Aleksandar Vučić se serrent la main après une cérémonie de signature au Grand Hall du Peuple, à Pékin, lundi 25 mai 2026
Le président chinois Xi Jinping et le président serbe Aleksandar Vučić se serrent la main après une cérémonie de signature au Grand Hall du Peuple, à Pékin, lundi 25 mai 2026 Tous droits réservés  Tingshu Wang, photo de pool via AP
Tous droits réservés Tingshu Wang, photo de pool via AP
Par Andrew Naughtie & Vincent Reynier
Publié le
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Le voyage d'Aleksandar Vučić en Chine intervient après une série de visites de haut niveau à Pékin, dont celles du président américain, Donald Trump, et du président russe, Vladimir Poutine.

Le président serbe, Aleksandar Vučić, a adopté un ton de défi vis-à-vis de l'Union européenne lors d'une visite officielle en Chine, le principal investisseur étranger en Serbie.

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À son arrivée à Pékin, Aleksandar Vučić a notamment accusé l'UE de chercher à "dicter" la politique diplomatique serbe en lui demandant de s'abstenir d'entretiens directs avec le Kremlin.

"Le mieux serait qu’ils me fassent simplement une liste de souhaits indiquant à qui j’ai le droit de parler et à qui je n’ai pas le droit", a-t-il déclaré en conférence de presse. "Alors, à quoi bon avoir un président ? À quoi bon avoir un gouvernement ?".

"La Serbie est un État autonome, souverain et indépendant, et elle continuera d'agir en fonction de ses intérêts", a-t-il ajouté.

En 2024, le dirigeant chinois, Xi Jinping, s’était lui-même rendu en Serbie pour célébrer l’accord de libre-échange conclu entre les deux pays. La Chine est le premier investisseur étranger en Serbie, et cet accord prévoit une réduction drastique des droits de douane sur la quasi-totalité des importations serbes au cours de la prochaine décennie.

La Serbie est candidate à l’adhésion à l'UE depuis 2009, mais les liens étroits du gouvernement Vučić avec Pékin constituent un point de friction majeur dans le processus, Bruxelles redoutant de voir entrer un nouvel État membre plus proche de la Chine que n’importe quel autre gouvernement de l’Union.

L’accord de libre-échange de 2024 est intervenu alors que l’UE cherchait à accentuer la pression sur les importations de véhicules électriques chinois afin de protéger son marché intérieur, un effort qui n’a fait que s’intensifier au cours des deux années suivantes.

Xi Jinping sur le devant de la scène

Le voyage d'Aleksandar Vučić en Chine intervient après une série de visites de haut niveau à Pékin, parmi lesquelles celle du président américain Donald Trump, suivie du président russe Vladimir Poutine.

Les entretiens entre Xi et Trump visaient à apaiser les tensions commerciales croissantes entre Pékin et Washington depuis le début du second mandat du dirigeant américain à la Maison Blanche.

À l’issue de la visite, une petite percée a été annoncée avec la création d’un conseil commercial chargé de faciliter "un accord-cadre de réductions tarifaires réciproques sur des produits de valeur équivalente", qui pourrait réduire voire supprimer les droits de douane sur des produits représentant environ 30 milliards de dollars.

La visite de Poutine a, elle, débouché sur la signature par les deux dirigeants d’une déclaration commune sur le renforcement de la coopération militaire, portant un coup aux espoirs européens de convaincre la Chine de réduire son soutien au Kremlin dans son invasion de l’Ukraine.

Xi Jinping a accueilli Vladimir Poutine en le qualifiant de "cher ami", et l’accord signé par les deux hommes célèbre le caractère "indéfectible" des liens entre leurs pays et promet la poursuite du "bon voisinage et de la coopération amicale".

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