Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Les robotaxis arrivent en Europe, l’UE veut accélérer le déploiement

Photo d'archives - Stellantis fera partie des premiers à fournir au moins 5 000 véhicules à la flotte de robotaxis d'Uber. 28 oct. 2025
Photo d’archives - Stellantis sera l’un des premiers à fournir au moins 5 000 véhicules à la flotte de robotaxis d’Uber. 28 oct. 2025 Tous droits réservés  Business wire via AP
Tous droits réservés Business wire via AP
Par Doloresz Katanich
Publié le Mis à jour
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button

La France, l’Allemagne, l’Italie et 14 autres pays ont signé une déclaration commune pour coordonner les essais transfrontaliers de véhicules autonomes, ouvrant la voie à une adoption plus rapide de cette technologie en Europe.

Avec sept ans de retard sur le calendrier, les essais de véhicules autonomes vont enfin s’étendre à travers l’Europe dans les prochains mois.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Lundi, dix-huit ministres européens des Transports ont signé une déclaration soutenant des tests transfrontaliers à grande échelle de véhicules autonomes, aux côtés du commissaire européen aux Transports durables et au Tourisme, Apostolos Tzitzikostas.

Cette initiative vise à faciliter les essais en créant un cadre commun pour l’ensemble des pays participants.

Elle marque le passage de projets pilotes nationaux fragmentés à une approche européenne coordonnée pour tester et préparer les véhicules autonomes à leur déploiement futur.

Pour le secteur, l’un des principaux obstacles reste le patchwork de réglementations nationales en Europe. Des permis d’essai, des procédures d’homologation et des exigences en matière de voirie et de données différents ont rendu difficile pour les entreprises le lancement de services transfrontaliers.

La déclaration a été signée par la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Belgique, la Croatie, Chypre, la Tchéquie, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, le Luxembourg, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède.

L’initiative se concentre sur des domaines comme les transports publics, le fret et la logistique.

Les pays participants vont élaborer des principes communs d’homologation et des procédures d’autorisation harmonisées, tout en menant des projets d’essais à grande échelle à travers l’Europe.

L’initiative a également reçu le soutien du Parlement européen. Pierfrancesco Maran, du groupe des Socialistes et démocrates, qui travaille sur la future législation « Automobile omnibus », a qualifié l’accord d’« étape importante », en appelant l’Europe à accélérer pour créer un véritable marché unique de l’innovation en matière de véhicules autonomes.

Selon lui, l’Europe doit non seulement développer les technologies de conduite autonome, mais aussi créer les conditions permettant de les tester et de les déployer à grande échelle. Maran a ajouté : « Si les véhicules autonomes sont testés ailleurs, c’est là que les écosystèmes industriels, les compétences et les emplois finiront aussi par se construire. »

Parallèlement, l’activité autour des véhicules autonomes s’intensifie sur l’ensemble du continent.

Toujours lundi, Uber et la start-up britannique Wayve ont ouvert au public une liste d’attente pour des trajets en taxi autonome à Londres. Le service doit être lancé dans les prochains mois, avec des opérateurs de sécurité à bord, marquant la première fois que le public britannique peut s’inscrire à un service de robotaxi.

Où en Europe les robotaxis sont-ils prêts à être déployés ?

Les taxis sans chauffeur circulent déjà à grande échelle aux États-Unis et en Chine. L’Europe tente désormais de rattraper son retard, avec de grands groupes qui lancent des essais sur tout le continent.

Zagreb apparaît comme le premier marché de robotaxis commerciaux en Europe, selon Uber, qui a lancé le 8 avril l’un des tout premiers essais de robotaxis du continent dans la capitale croate. L’entreprise s’est associée au chinois Pony.ai et à la start-up croate Verne et a lancé un test impliquant une dizaine de taxis autonomes dans la ville.

Parallèlement, Londres se prépare cette année à accueillir des essais menés par trois grands opérateurs : Waymo, détenu par Alphabet, la maison mère de Google ; Wayve, en partenariat avec Uber ; et Apollo Go, filiale du géant technologique chinois Baidu.

À Madrid, le chinois WeRide a annoncé un essai avec Uber, tandis que Munich doit accueillir des robotaxis équipés de la technologie du groupe chinois Momenta.

En Suisse, Apollo Go s’est associé à La Poste suisse pour un projet pilote, tandis que Stellantis et Pony.ai prévoient un essai au Luxembourg.

Les plateformes de VTC, dont Uber, Lyft et Bolt, sont devenues des partenaires clés de nombreux projets.

Waymo affirme exploiter environ 3 000 taxis sans chauffeur dans une douzaine de villes américaines. Apollo Go fait état d’une flotte de taille comparable dans 27 villes chinoises et à Dubaï. Pony.ai dispose d’environ 1 700 véhicules et vise 3 500 unités d’ici fin 2026, tandis que WeRide en exploite quelque 1 000.

En Chine et aux États-Unis, les flottes de taxis sans chauffeur ont plus que doublé en 2025 pour atteindre environ 8 000 véhicules dans plus de deux douzaines de villes, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). D’ici 2035, l’AIE prévoit qu’il y aura entre 700 000 et trois millions de robotaxis dans le monde.

Le cabinet de conseil BCG table, lui, sur environ trois millions de robotaxis dans le monde à cet horizon, dont 850 000 en Chine, 350 000 aux États-Unis et 120 000 en Europe.

Selon les experts, l’Europe adopte plus lentement cette technologie en raison de règles de sécurité plus strictes et d’une culture plus ancrée des transports publics.

Mais la dynamique s’accélère.

« Londres est prête, Madrid aussi », estime l’expert de la mobilité autonome Hervé de Tréglodé. « Nous pourrions voir des services commerciaux d’ici 2027. »

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Production industrielle allemande en hausse pour la première fois de l'année mais jugée trop faible

La BCE relève ses taux pour la première fois en 3 ans, la guerre en Iran dope l'inflation

Anthropic investit plus de 170 millions d’euros pour étudier l’impact de l’IA sur l’emploi