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Sommet du G7 : les contrôles aux frontières rétablis entre la France et la Suisse

Des policiers français contrôlent les véhicules qui franchissent la frontière entre Genève et Gaillard, le mercredi 10 juin 2026, en prévision du prochain sommet du G7.
Des policiers français contrôlent les véhicules qui franchissent la frontière entre Genève et Gaillard, le mercredi 10 juin 2026, en prévision du prochain sommet du G7. Tous droits réservés  AP Photo/Baz Ratner
Tous droits réservés AP Photo/Baz Ratner
Par Nathan Joubioux
Publié le Mis à jour
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Afin de préparer et d'assurer la sécurité du sommet du G7, de nombreux postes-frontières seront fermés entre la Suisse et la France jusqu'au jeudi 18 juin, compliquant ainsi la vie des transfrontaliers.

Jusqu'au jeudi 18 juin, il sera difficile de traverser la frontière entre la France et la Suisse. Le coupable : le sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains (Haute-Savoie), du lundi 15 au mercredi 17 juin 2026.

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Afin d'assurer la sécurité de ce rassemblement des dirigeants des sept plus grandes puissances économiques de la planète, les contrôles aux frontières entre les deux pays ont été réintroduits. Les autorités helvétiques ont décidé de fermer 21 des 28 postes-frontières dans le canton de Genève. Les points de passage d'Anières, de Moillesulaz, de Thônex-Vallard, de Bardonnex, de Perly, de Meyrin et de Ferney-Voltaire resteront ouverts.

Le trafic ferroviaire sera également impacté : le Léman Express et les TER entre Évian et Thonon-les-Bains sont également supprimés jusqu'au mercredi 17 juin.

Sur place, un important dispositif de sécurité sera mis en place. Entre 4 000 et 5 000 militaires suisses sont déployés en renfort dans la zone frontalière pour appuyer la police, a indiqué le Département fédéral de la défense (DDPS). Un coût d'ores et déjà évalué à 17,5 millions de francs suisses.

Côté français, 6 100 gendarmes et 1 400 véhicules seront mobilisés sur le terrain pour assurer la sécurité du sommet. "L’idée est de pouvoir répondre à tous leurs besoins, qu’il s’agisse de réparer leurs véhicules, voire de les remplacer, ainsi que de distribuer du matériel et de leur fournir des repas", explique le lieutenant-colonel Guaragna.

Le casse-tête des transfrontaliers

L'ensemble de ces mesures devrait entraîner, pendant quelques jours, l'allongement du temps d'attente à la frontière, et ce, bien au-delà du canton de Genève. "Des contrôles accrus pourront entraîner des temps d'attente plus importants lors des déplacements transfrontaliers", a déjà prévenu le Canton du Valais, bien qu'aucune route ne soit fermée dans cette partie du pays.

De son côté, la préfecture de Haute-Savoie conseille "de reporter tous les déplacements non essentiels et de privilégier le télétravail".

"Comment vont tourner un certain nombre d'entreprises suisses ?", s'interroge, dans les colonnes de France Bleu, René Déléglise, président du Groupement transfrontalier européen (GTE). Il cite alors les personnes travaillant dans les hôpitaux ou l'aéroport de Genève. "Comment fait-on si ces gens-là doivent rester à la maison ou mettent 4 heures pour passer la frontière ? Qui va les indemniser si on les empêche d'aller travailler", poursuit-il.

De son côté, l'Université de Genève, comme de nombreuses autres institutions, a généralisé le télétravail pour les jours à venir.

Mais pour beaucoup, travailler de chez soi est compliqué voire impossible. C'est notamment le cas d'Arthur (le prénom a été modifié), qui travaille en Suisse dans les assurances. "Je suis obligé de me réveiller une heure plus tôt et de passer par les petites douanes pour des contrôles, à l'aller comme au retour", confie-t-il à Euronews. Et pour être le plus efficace possible, il a pris toutes les précautions possibles : "Avoir tous mes papiers et mon contrat de travail, en tant que frontalier. Et il faut être à jour sur les amendes en Suisse pour éviter de se faire retirer la voiture", poursuit-il.

Pour tenter de faciliter le quotidien des transfrontaliers, les autorités ont mis en place le Pass G7, un "laissez-passer personnel à présenter aux points d'accès des zones concernées", explique la préfecture de Haute-Savoie. Un document gratuit qui devrait permettre de limiter les perturbations.

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