Les ministres des Finances des pays du G7 se sont rassemblé à Paris pour discuter des enjeux économiques globaux. Au cœur des discussions : l'impact du blocus iranien du détroit d'Ormuz suite à la guerre avec les États-Unis et Israël, ainsi que les sanctions contre la Russie.
Les pays du G7 sont "unanimes" dans leur soutien de l'Ukraine. En clôture de la réunion des ministres des Finances du G7, le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure a réaffirmé, mardi 19 mai, la volontédes pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie".
Selon le ministre, les pays du G7 ont pour priorité d'éviter que la Russie ne profite de la guerre en Ukraine ou au Moyen-Orient, malgré la flambée des prix du brut dû à cette dernière. Pour tenter d'en modérer les impacts, les États-Unis ont annoncé, le jour de l'ouverture du sommet, prolonger temporairement la suspension des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer.
Avant la tenue des discussions, le commissaire européen à l'économie, Valdis Dombrovskis, avait dénoncé la décision américaine. "Du point de vue de l’UE, nous ne pensons pas que ce soit le moment d’alléger la pression sur la Russie", a-t-il déclaré.
"En réalité, c’est la Russie qui tire profit de la guerre en Iran et de la hausse des prix des combustibles fossiles", a ajouté Valdis Dombrovskis. "Au contraire, nous devrions renforcer la pression."
C'est donc dans une ambiance tendue que la réunion s'est déroulée. "Durant ces deux derniers jours, nous avons eu des discussions franches, parfois difficiles, directes, pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", a souligné Roland Lescure après une réunion avec ses homologues du G7 où Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, était présent.
Un "engagement envers la coopération multilatérale"
La situation dans le détroit d'Ormuz, voie navigable clé du Golfe et fermé depuis mars dernier par l'Iran suite à la guerre dans laquelle le pays est engagée avec les États-Unis et Israël était au cœur des discussions. Dans un communiqué, les membres du G7 appellent à un "retour rapide à un transit libre et sûr" dans le détroit d’Ormuz.
Le communiqué affirme également l'"engagement envers une coopération multilatérale" des pays du G7pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale.
"L’incertitude économique a accru les risques pesant sur la croissance et l’inflation, dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient", précisait-il.
Le communiqué met en avant "les pressions sur les chaînes d’approvisionnement en énergie, en denrées alimentaires et en engrais, qui touchent particulièrement les pays les plus vulnérables".
La réunion des ministres des Finances du G7 prépare le sommet qui aura lieu en juin à Évian en France et présidée par Emmanuel Macron. Donald Trump devrait y assister.
Sous la présidence française du sommet, la réunion a élargi les invitations de participants à des pays non-membre. Le Brésil, l'Inde, le Kenya et la Corée du Sud ont rejoint le Canada, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Japon, la Grande-Bretagne et les États-Unis pour les discussions.