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IA : Bruxelles met en garde Washington sur les restrictions visant Anthropic

La technologie d’Anthropic affichée à l’écran
Technologie d’Anthropic affichée à l’écran Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Luca Bertuzzi
Publié le Mis à jour
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Bruxelles réagit après l’exclusion des Européens des modèles d’IA les plus avancés d’Anthropic, dénonçant une pratique discriminatoire.

La décision américaine d’imposer des restrictions à l’exportation sur les modèles d’IA les plus avancés d’Anthropic suscite l’attention de la Commission européenne, qui en analyse les conséquences pour les utilisateurs européens.

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Vendredi, l’administration Trump a adopté une directive interdisant l’accès, pour les ressortissants étrangers, aux modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic, invoquant des raisons de sécurité nationale. Cette mesure a contraint l’entreprise à couper l’accès à tous les utilisateurs non américains, y compris en Europe.

Considérés comme des systèmes de pointe, ces modèles avaient jusqu’ici été proposés à un cercle limité d’utilisateurs afin d’évaluer leurs capacités, notamment en matière de détection et d’exploitation de failles pouvant servir à des cyberattaques.

"Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération de modèles d’IA très performants. Ils apportent des bénéfices importants, notamment pour la cyberdéfense, mais soulèvent à leur tour de sérieuses questions de cybersécurité", a déclaré dimanche Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne en charge de la souveraineté technologique.

Il a ajouté qu’il s’agissait d’un enjeu global, qui dépasse les frontières et les entreprises, et que les mesures de précaution ne devraient pas introduire de traitement discriminatoire entre partenaires.

Pour la Commission, cet épisode confirme la nécessité pour l’Europe de renforcer sa souveraineté technologique, en s’appuyant notamment sur son cadre réglementaire en matière d’IA et de cybersécurité pour encadrer ces nouveaux risques.

"Nous examinons de près les effets concrets de cette décision pour les utilisateurs européens de ces services", a précisé Thomas Regnier.

Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, doit par ailleurs participer mardi à un déjeuner de travail réunissant les dirigeants du G7 et plusieurs grands acteurs du secteur de l’intelligence artificielle.

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