Météo-France a placé 26 départements en vigilance orange canicule à partir de jeudi midi. Les températures devraient continuer de grimper jusqu’à la fin de la semaine, avec des pics à 40°C.
Du fait d'un afflux d'air chaud provenant du Maghreb, de fortes chaleurs et des nuits tropicales s'installeront de jeudi à dimanche sur une large partie de l'hexagone, avec 34°C à 38°C du Sud-Ouest au Nord-Est, incluant la région parisienne, d'après Météo-France. Il s'agira de la première vague de chaleur de 2026, après l'épisode caniculaire de mai, le plus précoce jamais enregistré si tôt dans l'année.
Météo-France a placé 52 départements en vigilance jaune canicule mercredi. Le Centre-Est, le nord d'Auvergne-Rhône-Alpes et la région parisienne pourraient être placé en vigilance orange à partir de jeudi midi. Les autorités sanitaires appellent à la prudence, notamment à l’occasion de la Fête de la musique, dimanche. Elles appellent à rester au frais, éviter les activités physiques, fermer les volets et les fenêtres, boire de l'eau ou encore manger frais et équilibré.
En prévision de pannes potentielles de climatisation, la SNCF a décidé de supprimer jeudi et vendredi plusieurs trains, essentiellement en mi-journée. Au total, 14 Paris-Limoges-Toulouse et huit Paris-Clermont sont annulés sur ces deux jours, ainsi que cinq trajets Bordeaux-Marseille jeudi.
Les épreuves orales du baccalauréat, qui doivent se tenir lundi, en partie l'après-midi, pourraient être reportées. Le ministère de l'Éducation nationale anticipe cette option en cas de fortes chaleurs.
Les températures pourraient baisser la semaine du 22 juin, tout en restant à des niveaux encore élevés. Des orages pourraient aussi rafraîchir le pays en fin de semaine.
Cette nouvelle surchauffe va aggraver la sécheresse dans la majorité des régions. Les sols devraient se rapprocher de records pour la saison, notamment en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, dans le Limousin, ou encore en Alsace. La végétation sèche augmente encore le réchauffement. Combinée à de fortes températures, elle aggrave aussi le risque d’incendies.
Qualifiée d'exceptionnelle par les experts, cette vague de chaleur est le fruit d’une configuration potentiellement de plus en plus fréquente avec le réchauffement climatique induit par les émissions de gaz à effets de serre d'origine humaine.
Les émissions de gaz à effet de serre en France ont baissé davantage qu’estimé en 2024 (− 3,0 %) et en 2025 (− 2,1 %), a annoncé mardi le Citepa, chargé de l’inventaire. Mais derrière ces chiffres encourageants, l'organisme rappelle que la France devra fortement accélérer sa décarbonation, sous peine d'échouer à atteindre ses objectifs. Pour tenir le rythme, le pays devra baisser ses émissions de 5 % à 6 % par an, à partir de cette année.