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Canicule, incendies : une motion de censure des Écologistes déposée, Lecornu sur le terrain

Le gouvernement est à nouveau visé par une motion de censure.
Le gouvernement est à nouveau visé par une motion de censure. Tous droits réservés  Tom Nicholson/Pool Photo via AP
Tous droits réservés Tom Nicholson/Pool Photo via AP
Par Alexander Kazakevich
Publié le Mis à jour
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Le groupe Écologiste à l'Assemblée accuse le gouvernement de "ne pas protéger les Français" contre les épisodes caniculaires. Le Premier ministre a tenu une cellule de crise à Marseille en amont d'un nouvel épisode de chaleur, alors que le sud du pays est frappé par plusieurs feux de forêt.

La canicule recule pour quelques jours, pas la tension politique : les députés écologistes ont annoncé jeudi avoir déposé une motion de censure contre le gouvernement Lecornu.

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"Face aux canicules, le gouvernement minimise, aggrave nos vulnérabilités et ne protège pas les Françaises et les Français", a déclaré le groupe Écologiste sur les réseaux sociaux. Les députés dénoncent l'"impréparation de l'État face à un épisode de chaleur exceptionnel", évoquant des "morts évitables, des services publics saturés, des écoles fermées [et] des travailleurs exposés".

"Les alertes sont connues depuis des années", poursuivent-ils, accusant l'exécutif de continuer à "couper dans les budgets de l'adaptation, affaiblir les opérateurs publics et retarder les transformations indispensables".

Selon la présidente du groupe Écologiste à l'Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, citée par BFM TV, la motion sera examinée le lundi 6 juillet à 14 heures.

Son dépôt intervient au lendemain d'un vif échange lors des questions au gouvernement. Interpellé mercredi par la députée Chatelain sur la gestion de la canicule, le Premier ministre a défendu l'action de l'État et accusé les députés écologistes de relayer sur les plateaux de télévision un "faux" bilan de "10 000 morts". Les élus écologistes contestent cette accusation, assurant avoir évoqué non pas un bilan, mais le "risque" d'atteindre un tel nombre de victimes.

Le texte, qui n'apparaissait pas encore jeudi sur le site de l'Assemblée nationale, serait cosigné par des députés de La France insoumise ainsi que par au moins un membre du groupe socialiste, selon l'AFP.

À l'issue du Conseil des ministres, mercredi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré devant la presse qu'une motion de censure "n'arrêtera pas le changement climatique".

La motion de censure – la huitième visant le chef de l'exécutif depuis son arrivée à Matignon – a peu de chances d'aboutir. Il reste incertain que la motion de censure obtienne le soutien de l'ensemble des députés de gauche, tandis que le Rassemblement national, dont le soutien est indispensable pour que le gouvernement tombe, avait indiqué ne pas vouloir "rendre service" aux écologistes.

Incendies : Lecornu suit la situation depuis Marseille

Loin de l'Assemblée, Sébastien Lecornu est venu ce jeudi montrer que l'État est mobilisé face aux impacts du dérèglement climatique et – un sujet qui s'est ajouté à l'agenda – contre des épisodes "prématurés" de feux de forêt dans le sud de la France.

À Marseille, le Premier ministre a présidé une nouvelle cellule interministérielle de crise consacrée aux épisodes caniculaires et a suivi l'évolution des nombreux incendies en cours.

Il a indiqué que les températures devraient "repartir" à la hausse ce week-end, tout en précisant qu'aucun département ne devrait être placé en vigilance rouge.

Selon Sébastien Lecornu, près de 7 000 départs de feu ont été recensés depuis le début de la saison, et environ 8 700 hectares ont déjà brûlé.

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