Cédric Jubillar a avoué par écrit son implication dans le meurtre de son épouse Delphine, disparue en 2020. Après des années de dénégations, ces aveux relancent les recherches pour localiser le corps de l'infirmière.
Après 6 ans de déni, Cédric Jubillar a avoué le meurtre de son épouse Delphine dans une lettre à son avocat. Le peintre-plaquiste âgé de 38 ans se dit prêt à révéler l'emplacement du corps de la mère de ses enfants, jamais retrouvé, afin de faire éclater la vérité.
Pierre Debuisson, l'avocat de Cédric Jubillar qui a recueilli ses aveux dans cette lettre, tiendra une conférence de presse dans la journée "à la suite des aveux qu'il m'a faits et de son souhait de reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme Delphine".
La confession de son crime, constitue donc un revirement dans sa défense, avant un jugement en appel prévu en septembre prochain.
Au-delà de ses aveux, Cédric Jubillar affirme être prêt à indiquer aux enquêteurs l'endroit où il aurait dissimulé le corps de son épouse, jusqu'ici introuvable malgré des années de recherches. Si ces déclarations se confirment, elles pourraient permettre de relancer les investigations et d'apporter enfin des réponses à la famille de la jeune femme.
Incarcéré depuis juin 2021, Cédric Jubillar est détenu à l'isolement, pour des raisons de sécurité, au centre de détention de Seysses, près de Toulouse.
Une disparition devenue l'une des plus grandes affaires criminelles des dernières années en France
Tout commence au cœur de l'hiver, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines dans le Tarn. Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, s'évapore mystérieusement du domicile familial sans laisser la moindre trace. En dépit de fouilles massives, de battues citoyennes et de moyens techniques considérables déployés par la gendarmerie, son corps reste introuvable.
Très vite, la justice focalise son attention sur son mari qui se retrouve au centre de l'enquête, piégé par les nombreuses incohérences de son récit et un timing suspect.
Le contexte familial s'avère particulièrement toxique : le couple est en instance de divorce et traverse une séparation conflictuelle. Surtout, Delphine avait refait sa vie et s'apprêtait à rejoindre son nouvel amant, un mobile évident selon les enquêteurs, puis l'accusation.
Bien que le dossier soit complexe, sans scène de crime identifiée, sans preuves scientifiques irréfutables et sans cadavre, l'accusation se forge autour d'un faisceau d'indices graves et concordants.
Au terme d'une longue instruction ultra-médiatisée, Cédric Jubillar est finalement renvoyé devant les assises. En octobre 2025, il est reconnu coupable en première instance et condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Tout au long de ces cinq années de procédure et jusqu'à ce lundi, il s'était enfermé dans un mutisme absolu, clamant avec véhémence son innocence face aux juges.