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Bolton : les déclarations de Trump sur le Groenland visent à "rendre les gens fous"

John Bolton, ancien conseiller américain à la sécurité nationale
John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis Tous droits réservés  Euronews
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Par Maria Tadeo
Publié le
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Interrogé par Euronews, l’ancien conseiller à la sécurité nationale estime que Donald Trump cherche avant tout à provoquer avec ses appels répétés à prendre le contrôle du Groenland.

Intervenant lors de l’édition spéciale d’Euronews consacrée au sommet de l’OTAN à Ankara, Bolton a estimé que les récentes déclarations de Trump sur le Groenland relevaient davantage de son style politique que d’une véritable orientation de la politique étrangère américaine.

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Lors du sommet, le président américain a de nouveau affirmé que le Groenland devait passer sous contrôle des États-Unis, estimant que ce territoire arctique stratégique était essentiel à la sécurité américaine, tout en accusant le Danemark de ne pas faire suffisamment pour assurer sa défense.

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump lors de son premier mandat, Bolton a rappelé que le président américain était coutumier des déclarations provocatrices destinées, selon lui, à attirer l’attention.

"Il fait du trolling", a déclaré Bolton à Euronews. "Pourquoi parle-t-il de prendre le Groenland ? Parce que cela rend les gens fous. C’est tout l’objectif."

Revenant sur son passage à la Maison-Blanche, Bolton a évoqué un épisode au cours duquel Trump aurait volontairement dicté un message en lettres capitales sur les réseaux sociaux afin, selon lui, de susciter une réaction.

Pas nécessaire de réunir l’OTAN chaque année

Malgré les critiques répétées de Trump envers plusieurs alliés, notamment l’Espagne, qu’il a qualifiée de "cause perdue", Bolton a jugé les résultats du sommet globalement positifs.

"Je pense que le communiqué final adopté à l’unanimité est un bon texte", a-t-il déclaré, estimant que les conclusions sur l’Ukraine restaient "très positives", même si le président Volodymyr Zelensky n’avait "pas obtenu tout ce qu’il voulait".

Lors d’une rencontre bilatérale, Trump a reconnu que ses relations avec le dirigeant ukrainien s’étaient améliorées après leur confrontation au Bureau ovale en 2025.

Bolton a également remis en question la nécessité pour l’OTAN d’organiser chaque année un sommet réunissant ses dirigeants. Soulignant que la déclaration finale du sommet ne fixait pas de date pour une prochaine rencontre en Albanie en 2027, il a estimé que l’Alliance n’avait aucune obligation de se réunir annuellement.

"Il n’existe aucune obligation d’organiser un sommet de l’OTAN tous les ans", a-t-il déclaré. "Si l’on sautait une année ou deux, ce ne serait pas la fin du monde."

Selon lui, une réduction du nombre de sommets pourrait aussi limiter les risques de tensions politiques, alors que les incertitudes demeurent sur l’évolution de la position de Trump vis-à-vis de l’Alliance.

Le président américain avait pourtant vivement critiqué plusieurs alliés sur le chemin d’Ankara, avant d’adopter un ton plus conciliant lors de sa conférence de presse finale, où il les a décrits, pour la plupart, comme "des gens bien".

"Qui peut savoir dans quel état d’esprit sera Donald Trump dans un an ?", a conclu Bolton sur Euronews.

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