La valeur du chargement saisi est estimée à environ 78 millions d'euros sur le marché de gros. Quatre personnes ont été arrêtées : deux Espagnols, un Albanais et un ressortissant de Gibraltar.
La Guardia di Finanza (GdF) a saisi plus de 2,6 tonnes de cocaïne et arrêté quatre personnes, ce lundi 27 juillet, lors d'une vaste opération internationale dans l'océan Atlantique, menée en collaboration avec les autorités espagnoles et portugaises.
La valeur de la cargaison est estimée à environ 78 millions d'euros sur le marché de gros. "Une fois arrivée à destination et soumise aux opérations de coupage en vue de la revente au détail, la drogue aurait généré un chiffre d'affaires total d'environ 500 millions d'euros", a indiqué la GdF en annonçant la saisie dans un communiqué.
Les vedettes "go fast" pour récupérer les cargaisons en mer
À l'issue d'une enquête coordonnée par le parquet antimafia de Brescia, le Service central d'investigation sur la criminalité organisée (SCICO) et les agents du commandement opérationnel aéronaval de Brescia de la Guardia di Finanza ont intercepté un canot pneumatique océanique ultra-rapide de type "go fast".
Ils ont ainsi pu arrêter quatre narcotrafiquants présumés : deux Espagnols, un ressortissant de Gibraltar et un ressortissant albanais. "Ce dernier réside à Mantoue et est domicilié dans la province de Brescia", précise le communiqué de la GdF.
Le canot a été stoppé au large des côtes de Lisbonne par la Policia Maritima portugaise, grâce à la coopération internationale avec les autorités espagnoles et italiennes et avec le soutien du Maritime Analysis and Operations Centre - Narcotics (M.A.O.C.-N) de Lisbonne et de la Direzione Centrale per i Servizi Antidroga (D.C.S.A.).
Le communiqué précise que "la surveillance de la cible a été assurée en permanence grâce à l'emploi des moyens aériens du Corps, dotés de technologies de dernière génération pour la surveillance maritime, déployés sur le territoire ibérique dans le cadre des modules de contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne".
Les embarcations "go fast" sont des bateaux de 10 à 16 mètres de long, propulsés par de nombreux moteurs hors-bord de forte puissance, capables de dépasser les 70 nœuds. Les investigations ont confirmé l'utilisation de ces moyens par la criminalité organisée pour récupérer les cargaisons préalablement jetées à l'eau par les navires en provenance d'Amérique du Sud, afin de faciliter l'entrée des stupéfiants en Europe.