Les flammes ont endommagé au moins 21 habitations, dont huit résidences principales ou secondaires, dans la commune de Mirandela. Environ 800 pompiers luttent actuellement contre l'incendie.
Selon le dernier bilan de l'Autorité nationale de protection civile et des situations d'urgence (ANEPC), l'incendie parti de Valpaços, qui a franchi le fleuve Rabaçal avant d'atteindre la commune de Mirandela ces dernières heures, avait déjà touché au moins 21 maisons, dont huit inoccupées et trois habitations principales.
L'incendie, dont 80 % du périmètre était maîtrisé ce matin, connaît cet après-midi plusieurs reprises et le feu est à l'heure actuelle "hors de contrôle", ce qui oblige la GNR à intervenir, a indiqué SIC Notícias (source en portugais).
L'un de ces foyers réactivés, à Ervideira, dans la commune de Mirandela, a même contraint à faire sortir les habitants de leurs maisons et à les diriger vers une zone sécurisée du village.
Le village de São Pedro Velho, à Mirandela, est également en cours d'évacuation en raison de la proximité des flammes, a rapporté RTP (source en portugais).
Le maire de Mirandela a précisé à l'agence Lusa que les habitants sont hébergés dans des associations locales, un point de rassemblement défini pour les mettre à l'abri en cas d'incendie.
Une source de la GNR a par ailleurs indiqué à Lusa que la route municipale 532, qui dessert São Pedro Velho, est fermée à la circulation.
Dans la commune de Valpaços, plus précisément dans la localité de Gorgoço, le feu a détruit huit maisons inoccupées et trois résidences permanentes. À Santa Valha, cinq maisons inoccupées, deux habitations principales, deux résidences secondaires et un entrepôt agricole ont été touchés par l'incendie. À Cabeço, une maison servant d'habitation principale a brûlé, laissant trois personnes sans logement.
À Vilarandelo, deux entreprises, des casses automobiles, ont été touchées par les flammes.
En raison de l'incendie, trois pompiers, un agent de la GNR et un civil ont été légèrement blessés.
L'incendie qui s'est déclaré mardi mobilise désormais près de 800 effectifs et sera renforcé par des moyens terrestres après des difficultés d'engagement des moyens aériens, a indiqué à Lusa une source du Commandement régional de protection civile et de gestion des urgences du Nord.
"Pendant la nuit, nous avions environ 70 % du périmètre de l'incendie en consolidation et 30 % qui cédaient aux moyens de lutte. Dans la matinée d'aujourd'hui, nous avons établi une stratégie reposant sur l'utilisation de 12 moyens aériens, qu'il n'a pas été possible de mettre en œuvre, ils n'ont pas pu intervenir pour des raisons de sécurité", a déclaré le commandant Luís Araújo à l'agence de presse.
Lors d'un point de situation à 13 h 50, la même source a indiqué que les moyens étaient en cours de positionnement et de renforcement, alors que cinq moyens aériens combattaient déjà les flammes.
Selon le bilan provisoire du commandant régional adjoint de la protection civile et des situations d'urgence du Nord, la surface brûlée serait actuellement "supérieure à six mille hectares".
Incendie à Chaves : trois fronts actifs mobilisent 126 intervenants
Un autre incendie s'est déclaré ce jeudi à São Domingos, dans la commune de Chaves, mobilisant au moins 126 intervenants, appuyés par 30 véhicules et huit moyens aériens, a indiqué à Lusa une source des pompiers.
Au début de l'après-midi, le feu présentait trois fronts actifs : l'un en direction du village de Pastoria, à Chaves, un autre vers l'autoroute 24 (A24) et un troisième en direction du village de Sapelos, dans la commune de Boticas, a précisé à Lusa le commandant adjoint des pompiers volontaires de secours public de Chaves, Ricardo Rebelo.
Il n'y a pas de maisons touchées, mais les flammes ont déjà menacé deux exploitations laitières situées entre des villages de la commune de Boticas.
Le responsable a indiqué qu'"un renfort de moyens" avait été demandé, des aéronefs "portugais et espagnols" étant mobilisés pour combattre les flammes.
Le maire accuse le gouvernement d'inaction dans le nettoyage des terrains
Un autre incendie est en train de ravager une zone de broussailles à Linda-a-Velha, Oeiras, à proximité d'un supermarché. En début d'après-midi, 63 intervenants et 21 moyens terrestres combattaient les flammes, selon le site Observador (source en portugais).
L'alerte pour cet incendie a été donnée à 12 h 49 et le feu a été maîtrisé environ une heure et vingt minutes plus tard ; il est désormais en phase de résolution, a indiqué Ricardo Brito, commandant adjoint des pompiers volontaires d'Algés, au même média.
Présent sur place, Isaltino Morais, président de la municipalité d'Oeiras, a tenu à mettre en cause le gouvernement, le terrain où l'incendie s'est déclaré appartenant au ministère de la Défense.
"Malheureusement, c'est ce qui se passe avec la majorité des terrains de l'État, l'État ne s'en occupe pas", a critiqué Isaltino Morais, cité par Observador. "On a l'impression que personne n'est propriétaire de ce terrain."
L'édile d'Oeiras a dénoncé l'inaction de l'État concernant ce terrain, en reconnaissant que la mairie d'Oeiras avait déjà demandé un devis pour le nettoyage des parcelles, après qu'un autre feu a touché cette zone plus tôt ce mois-ci.
"Nous avons reçu cette semaine un devis de 120 000 euros pour effectuer tout le nettoyage du terrain", a-t-il déclaré aux journalistes sur place. "Indépendamment de ce que l'État va décider, la mairie d'Oeiras, comme à son habitude, se substitue à l'État", a-t-il conclu.
Le 13 juillet, Isaltino avait déjà publié une vidéo (source en portugais) sur les réseaux sociaux à propos de ce terrain, pour critiquer le ministère de la Défense qui ne le nettoie pas et pour alerter sur le risque d'incendie de cette zone de broussailles.
Plus de 50 communes de l'intérieur du Portugal font face ce jeudi à un risque maximal d'incendie, même si une légère baisse des températures est attendue.
Le risque élevé d'incendie devrait rester important tout au long de la semaine, selon les prévisions de l'IPMA.
Le danger d'incendie rural établi par l'IPMA comporte cinq niveaux, allant de réduit à maximal. Les calculs sont effectués à partir de la température de l'air, de l'humidité relative, de la vitesse du vent et de la quantité de précipitations des 24 heures précédentes.