L'Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde, avec des températures qui augmentent deux fois plus vite que la moyenne globale.
Les pompiers poursuivaient vendredi leurs efforts pour maîtriser plusieurs incendies de forêt en Serbie, dans un contexte de hausse continue des températures.
Dans le nord-est du pays, les secours luttaient notamment contre un feu qui ravageait une réserve naturelle, mobilisant des équipes au sol ainsi que des moyens aériens, dont des hélicoptères.
Les autorités locales ont indiqué que les flammes avaient ravagé au moins 700 hectares dans la réserve naturelle spéciale de Deliblato Sands, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Belgrade.
Parallèlement, près de la ville de Kraljevo, plusieurs foyers continuaient également de brûler, obligeant les habitants des villages voisins à évacuer.
Des habitants ont indiqué que plus de 60 hectares de forêt de pins avaient été détruits en seulement quelques jours.
"Les dégâts sont énormes. C’est une jeune pinède, ces pins ont été plantés dans les années 80", a déclaré un habitant à l’agence de presse Associated Press.
Jeudi, un autre important incendie a balayé la vallée de l’Ibar, dans le centre de la Serbie. Aidés par des avions bombardiers d’eau, les pompiers ont dû affronter un terrain difficile pour protéger les villages voisins.
La Serbie n’est toutefois pas le seul pays touché. Plusieurs jours de chaleur extrême, avec des températures atteignant 40 degrés Celsius, ont alimenté jeudi des incendies dans plusieurs pays des Balkans.
Les conditions météorologiques estivales extrêmes en Europe ont également eu des conséquences sur les fleuves du continent, certaines sections du Danube atteignant des niveaux d’eau historiquement bas.
S’il n’est pas rare que le niveau des fleuves baisse durant les mois d’été, la chute observée cette année est sans précédent.
En Hongrie, les niveaux exceptionnellement bas du Danube ont déclenché une crise énergétique, obligeant le pays à arrêter sa seule centrale nucléaire, qui dépend de l’eau du fleuve pour son refroidissement.
La semaine dernière, la Serbie a également été contrainte de réduire la production de ses centrales hydroélectriques, les deux principales installations du pays fonctionnant à seulement 20 % et 30 % de leurs capacités.
L’Europe du Sud-Est continue elle aussi de suffoquer sous une chaleur extrême.
Dans la région italienne d’Émilie-Romagne, un incendie de forêt s’est déclaré dans une zone isolée de Vedriano. Les opérations de lutte contre les flammes sont en cours depuis jeudi après-midi.
L’Italie a placé toutes ses grandes villes en alerte maximale à la chaleur.
Var : l'incendie fixé après 18 jours de mobilisation
En France, l'important incendie dans le département du Var, dans le sud du pays, ne progresse plus, mais les pompiers restent fortement mobilisés en raison du risque de reprises.
"C’est un feu qui peut durer longtemps. Le matin, par exemple, il s’agit de se positionner, car les risques d’incendie avec le vent et la montée de la chaleur augmentent l’après-midi", a expliqué le chef sergent Anthony, du Bataillon de marins-pompiers de Marseille.
L’incendie, qui a débuté le 20 juillet, a brûlé plus de 60 kilomètres carrés, constituant le plus vaste brasier enregistré dans la région depuis plusieurs décennies.
L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde, selon le rapport European State of the Climate 2025, les températures y augmentant à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
Le rapport avertit que les vagues de chaleur devraient devenir plus fréquentes, plus intenses et se produire plus tôt et plus tard dans l’année à mesure que le climat continue de se réchauffer.