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Hongrie : le parti Tisza propose l'ex-président de la Cour suprême András Baka comme président

András Baka, ex-président de la Cour suprême, prononce un discours lors d'une manifestation de l'Association des juges hongrois pour l'indépendance de la justice.
L'ex-président de la Cour suprême András Baka s'exprime à la manifestation pour l'indépendance de la justice Tous droits réservés  MTI
Tous droits réservés MTI
Par Gábor Tanács
Publié le Mis à jour
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Opposé à Viktor Orbán, András Baka a siégé de 1991 à 2008 pendant deux mandats en tant que juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg.

Le Parlement hongrois, a écourté le mandat de Tamas Sulyok, allié de Viktor Orbán, par un amendement constitutionnel, doit élire mardi un nouveau président. C'est dans ce contexte que le groupe parlementaire du parti Tisza, du Premier ministre Péter Magyar, a proposé samedi András Baka.

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Qui est András Baka ?

András Baka est un juge de renommée internationale, qui a commencé sa carrière à l’Institut de sciences de l’État et du droit de l’Académie hongroise des sciences (MTA), avant de devenir directeur général de l’École supérieure d’administration publique. Point culminant de sa carrière internationale en droit, il a siégé de 1991 à 2008 pendant deux mandats en tant que juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg.

De retour en Hongrie, il a été élu en 2009 par le Parlement président de la Cour suprême. Le deuxième gouvernement Orbán, arrivé au pouvoir en 2010 avec une majorité constitutionnelle, l’a ensuite remplacé.

Il a été destitué en 2012, pour avoir dénoncé comme une purge déguisée de la magistrature l’abaissement de l’âge de départ à la retraite des juges, ramené de 70 ans à 62 ans.

András Baka a ensuite remporté un procès contre l’État hongrois devant la CEDH, celui-ci ayant violé son droit à un procès équitable et à la liberté d’expression. Il s’est régulièrement exprimé sur les questions d’État de droit, en Hongrie comme à l’étranger.

Péter Magyar avait promis une consultation de la société

Le Premier ministre Péter Magyar avait promis une consultation de la société sur le choix de la personne appelée à devenir président de la République, puis a très rapidement annoncé que le groupe parlementaire proposait la championne du monde d’échecs Judit Polgár.

Cette annonce a suscité une vive indignation : selon les critiques de la décision, l’absence de consultation publique jette une ombre sur le processus de sélection. Constatant la polémique, Judit Polgár a décliné la proposition de Péter Magyar. L’un des instituts de sondage jugés les plus fiables en Hongrie, Medián, a enregistré après cette candidature avortée le premier recul significatif (3 à 5 %) du soutien au Tisza dans les intentions de vote, qui demeurait toutefois à des niveaux historiques, à 68 % parmi les électeurs certains de leur choix.

Le parti Tisza a choisi Baka parmi trois candidats ; les deux autres étaient l’historien Ignác Romsics et l’avocat indépendant Botond Fülöp, qui publie sous le pseudonyme "Vidéki Prókátor" et qui est à l’origine de l’affaire de grâce ayant conduit à la démission de la présidente Katalin Novák.

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