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Kaya Kallas annonce que l'UE proposera des sanctions plus sévères contre la Russie cet automne

Kaja Kallas, haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères
Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères Tous droits réservés  Ezra Acayan/2026 Getty Images
Tous droits réservés Ezra Acayan/2026 Getty Images
Par Mared Gwyn Jones
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L'UE doit proposer des sanctions plus sévères contre la Russie cet automne après l'édulcoration de son dernier paquet du fait de la pression économique.

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré que le bloc chercherait à imposer des sanctions plus dures contre la Russie cet automne, signe d'une nouvelle volonté d'accroître la pression sur Moscou.

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Dans un entretien au quotidien allemand Die Welt, Kallas a annoncé que, dans les prochains mois, elle proposerait "les listes de sanctions les plus ambitieuses depuis le début de la guerre", en précisant que ces listes feraient augmenter "d'un tiers" le nombre total d'entreprises et de particuliers russes visés.

"La pression doit continuer à augmenter jusqu'à ce que Moscou mette fin à sa guerre", a-t-elle ajouté.

Depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'UE a adopté 21 paquets de sanctions visant des responsables politiques et militaires russes, des hommes d'affaires, des oligarques et des entreprises.

Plus de 3 000 personnes et entités ont été sanctionnées jusqu'à présent, et plus de 28 milliards d'euros d'actifs privés ont été gelés dans l'UE.

Kaya Kallas laisse entendre que les prochaines sanctions pourraient viser 1 000 personnes et entités supplémentaires. Toute inscription sur ces listes doit recueillir l'approbation unanime des 27 États membres de l'UE.

Les sanctions visent aussi à limiter la capacité de Moscou à financer et à maintenir ses opérations en Ukraine, en ciblant son complexe militaire, sa base industrielle et ses activités d'exportation.

La cheffe de la diplomatie de l'UE a estimé que le Kremlin avait "déjà payé un lourd tribut aux sanctions de l'UE", évaluant leur coût économique à plus de 1 000 milliards d'euros.

Mais les tentatives récentes d'élargir le champ des sanctions européennes contre la Russie se sont heurtées à une résistance surprenante de la part de certains États membres.

Le tout dernier, 21e paquet de sanctions contre la Russie a été presque torpillé par la Grèce, qui a exigé une exemption spéciale à l'interdiction, prévue à l'échelle de l'UE, du transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe comme condition préalable à son approbation des sanctions.

Athènes a finalement obtenu cette exemption malgré la colère d'autres diplomates, soulevant de sérieuses questions sur la manière dont les intérêts économiques nationaux peuvent l'emporter sur la volonté d'infliger un préjudice économique plus profond à la Russie.

Kallas s'est également dite optimiste quant à la possibilité pour les États-Unis et l'UE de "se rapprocher" dans leur politique de sanctions, après l'adoption au Sénat, à l'issue d'un vote bipartisan, d'un projet de loi sur les sanctions contre la Russie porté par le défunt sénateur Lindsey Graham.

À Bruxelles, l'inquiétude ne cesse de grandir face à l'érosion du soutien financier à l'Ukraine et des sanctions contre la Russie depuis la réélection de Donald Trump.

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