L'achat de ces frégates par la Suède s'inscrit dans son vaste programme de réarmement, motivé par l'invasion de l'Ukraine par la Russie et son adhésion à l'OTAN en 2024.
Le président français Emmanuel Macron est attendu en Suède ce lundi, pour signer un contrat de 4,3 milliards d'euros pour quatre frégates françaises avec le Premier ministre suédois Ulf Kristersson.
La ministre française des Armées, Catherine Vautrin, et son homologue suédois, Pål Jonson, finaliseront également un accord-cadre destiné à renforcer la coopération de défense dans les domaines "opérationnel, capacitaire et industriel" entre les deux pays.
La livraison de la première frégate de défense et d’intervention (FDI), construite par l'entreprise française Naval Group, est prévue pour 2030. Selon Naval Group, elles sont conçues pour "détecter et neutraliser tous types de menaces", qu'elles soient "de surface, aériennes, sous-marines, asymétriques ou cyber".
L'achat de ces frégates par la Suède s'inscrit dans son vaste programme de réarmement, motivé par l'invasion de l'Ukraine par la Russie et son adhésion à l'OTAN en 2024.
En mai, Ulf Kristersson a qualifié le contrat de frégates françaises de "l'un des plus importants investissements de défense suédois depuis l'introduction du chasseur Gripen dans les années 1980".
Depuis plusieurs années, Paris et Stockholm accélèrent leur rapprochement en matière de défense. Lors du sommet de l'OTAN organisé à Ankara en juillet, la France s'est engagée à déployer des troupes au sein des Forces terrestres avancées de l'OTAN en Finlande, un dispositif multinational placé sous commandement suédois.
"La France contribuera par le déploiement de forces terrestres aux rotations des Forward Land Forces Finland, y compris une unité de combat", ont déclaré les trois pays dans une déclaration commune.
En décembre, la France a finalisé un contrat de plus d'un milliard d'euros pour deux avions de surveillance GlobalEye produits par le géant suédois Saab.