Loader
Suivez-nous
Publicité

Scandale du Qatargate : levée de l'immunité de l'ex-commissaire européen Dimitris Avramopoulos

Chargement de la vidéo
Dimitris Avramopoulos (photo d'archive)
Dimitris Avramopoulos (photo d'archives) Tous droits réservés  AP Photo/Francisco Seco
Tous droits réservés AP Photo/Francisco Seco
Par Akis Tatsis avec ΑΠΕ-ΜΠΕ, AFP
Publié le
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article : Copy to clipboard Lien copié

Le parlement grec a voté la levée de l'immunité de l'ancien commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos. Celui-ci fait l'objet d'une enquête pour son implication présumée dans le scandale du Qatargate.

Jeudi, le Parlement grec a décidé de lever l'immunité parlementaire de l'ancien commissaire européen Dimitris Avramopoulos, ouvrant la voie à la poursuite des démarches des autorités belges dans le cadre de l'enquête sur l'affaire connue sous le nom de Qatargate. Sur les 266 députés présents, 264 ont voté pour la levée de l'immunité, tandis que deux se sont abstenus. La commission de déontologie du Parlement avait auparavant recommandé à l'unanimité cette levée. La procédure a été engagée après l'émission, en juin, d'un mandat d'arrêt européen par un juge d'instruction belge.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Âgé de 73 ans, Dimitris Avramopoulos, député du parti au pouvoir, la Nouvelle Démocratie, a été commissaire européen chargé des migrations de 2014 à 2019 et, auparavant, maire d'Athènes. Il nie catégoriquement toute activité illégale.

Lui-même avait demandé la levée de son immunité, indiquant dans un mémoire adressé au Parlement qu'il souhaite coopérer pleinement avec les autorités compétentes. Il a affirmé : "Je n'ai jamais, directement ou indirectement, participé à une activité illégale et je n'ai jamais agi pour servir des intérêts illégaux d'un État ou d'un tiers." Il a ajouté qu'il ne demande pas à être protégé par l'enquête, mais la possibilité de "présenter les véritables éléments" et de prouver qu'il n'a aucun lien avec les actes faisant l'objet de l'enquête.

Les liens avec l'ONG Fight Impunity

L'enquête des autorités belges porte notamment sur les liens de Dimitris Avramopoulos avec l'organisation non gouvernementale (ONG) Fight Impunity, fondée par l'ancien eurodéputé italien Antonio Panzeri, l'une des figures centrales de l'affaire.

Dimitris Avramopoulos a siégé au conseil d'honneur de l'organisation en 2020-2021, après la fin de son mandat à la Commission européenne. Il assure que sa coopération avec Fight Impunity était parfaitement légale et que les rémunérations correspondantes avaient été déclarées aux autorités fiscales. Il avait alors déclaré, lorsque le mandat a été rendu public en juin : "Ma participation à l'organisation Fight Impunity était totalement légale, contrôlée, approuvée, déclarée et imposée."

Le mandat européen se fonde sur des accusations de participation à une organisation criminelle, de corruption publique et de blanchiment de capitaux issus d'activités illégales, selon un document des autorités grecques cité par des agences de presse internationales. Ces accusations font toujours l'objet de l'enquête belge et ne valent pas constat de culpabilité.

Les enquêtes des autorités belges

L'enquête a commencé en décembre 2022, lorsque les autorités belges ont mené une série de perquisitions et d'arrestations à la suite d'allégations selon lesquelles des gouvernements étrangers auraient tenté d'influencer des décisions au Parlement européen au moyen d'argent et de cadeaux.

Dans le cadre de l'affaire, les autorités belges ont saisi environ 1,5 million d'euros en liquidités. Parmi les personnes arrêtées figuraient l'ancien eurodéputé italien Antonio Panzeri et Eva Kaili, alors vice-présidente du Parlement européen.

Le Qatar et le Maroc sont accusés d'avoir cherché à influencer des décisions européennes et à améliorer leur image publique. Les deux pays ont rejeté ces accusations. L'enquête belge a pris un retard important en raison de recours en justice portant sur la légalité de certaines procédures.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Qatargate : Bruxelles demande le levée de l'immunité de Dimitris Avramopoulos

Scandale de corruption au Parlement européen : les commentaires de l'inspecteur en chef menace de faire exploser l'affaire

Après le Qatargate, Bruxelles dévoile son nouvel organe d'éthique pour les institutions européennes