Les preneurs d'otages ont coupé l'un des doigts de l'homme, ils demandaient une énorme rançon.
La police française a sauvé le père d'un riche entrepreneur en crypto-monnaies lors d'un raid nocturne après qu'il ait été pris en otage pour obtenir une rançon.
Il s'agit de la dernière tentative criminelle présumée dans le pays pour extorquer des personnes impliquées dans la gestion d'actifs numériques.
L'homme a été enlevé jeudi matin à Paris, a déclaré le parquet dimanche.
"La victime s'est avérée être le père d'un homme qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, et l'incident a été accompagné d'une demande de rançon", a indiqué le communiqué, sans donner leurs noms ou d'autres détails sur leurs identités.
Les enquêteurs de la police ont localisé l'otage dans une maison de l'Essonne, au sud de Paris, d'où il a été secouru samedi soir, a indiqué le parquet.
Cinq suspects arrêtés par la police
Il a été soigné pour ses blessures, les preneurs d'otages ont notamment coupé l'un des doigts de l'homme.
La police a arrêté cinq personnes - quatre d'entre elles se trouvaient dans ou à proximité de la maison où l'homme était retenu en captivité, tandis que la cinquième était au volant d'un véhicule qui aurait été utilisé pour l'enlèvement présumé, a déclaré le bureau du procureur.
Il a ajouté que l'enquête de police envisageait toute une série d'accusations criminelles possibles, y compris l'enlèvement "avec torture ou acte de barbarie".
En janvier, l'un des cofondateurs de la société française de cryptomonnaies Ledger, David Balland, avait également été enlevé avec sa femme à leur domicile dans la région du Cher, dans le centre de la France.
La police avait indiqué avoir procédé à dix arrestations et que les ravisseurs présumés avaient demandé une rançon en cryptomonnaie à un autre cofondateur de Ledger.
Un raid du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d'élite française spécialisée dans les prises d'otages, avait permis de libérer David Balland le lendemain, suivi le surlendemain par la libération, toujours par le GIGN, de son épouse, retrouvée ligotée dans un véhicule.