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États-Unis : Trump signe un décret pour centraliser la régulation de l'IA

Le président Donald Trump présente son décret sur l’intelligence artificielle signé dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, jeudi 11 décembre 2025, à Washington.
Le président Donald Trump présente son décret sur l’intelligence artificielle signé dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, jeudi 11 décembre 2025, à Washington. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Euronews with AP
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Des élus du Congrès des deux partis et des ONG de défense des libertés civiles et des droits des consommateurs réclament plus de réglementation de l’IA, jugeant cette technologie puissante mal encadrée.

Le président américain Donald Trump a signé un décret visant à empêcher les États d’appliquer leurs propres lois sur l’intelligence artificielle (IA). Donald Trump affirme que ce secteur en plein essor risque d'être étouffé par un ensemble de règles restrictives, à un moment où le pays est est engagé dans une lutte pour la place de leader face à la Chine.

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Des membres du Congrès des deux partis, ainsi que des groupes de défense des libertés civiles et des droits des consommateurs, réclament davantage de réglementation de l’IA, estimant que la supervision de cette technologie puissante est insuffisante.

Mais Trump a déclaré jeudi à des journalistes dans le Bureau ovale qu’" il n’y aura qu’un seul vainqueur" alors que les pays se livrent une course pour dominer l’intelligence artificielle, et que le gouvernement central chinois offre à ses entreprises un guichet unique pour obtenir les autorisations gouvernementales.

"Nous avons de gros investissements qui arrivent, mais s’il fallait obtenir 50 autorisations différentes dans 50 États différents, vous pouvez laisser tomber, c’est impossible", a déclaré Trump.

Désormais, la Justice américaine peut contester les lois déjà en vigueur dans certains États. Ceux dont les règles en matière d'IA sont jugées contraignantes s’exposent même à la suspension de financements fédéraux.

David Sacks, conseiller spécial chargé de l'Intelligence Artificiel déclare que l'administration Trump ne s'attaquera qu'aux réglementations jugées "contraignantes", mais pour les détracteurs, cette mesure risque de supprimer des lois indispensables.

Ce que proposent les États

Selon l’International Association of Privacy Professionals, quatre États (le Colorado, la Californie, l’Utah et le Texas) ont adopté des lois fixant certaines règles pour l’IA dans l’ensemble du secteur privé.

Ces textes limitent la collecte de certaines données personnelles et imposent davantage de transparence aux entreprises.

Cette technologie aide à prendre des décisions qui ont des conséquences importantes sur la vie des Américains, notamment en matière d'embauche, de location d'appartement, de prêt immobilier et même de certains traitements médicaux. Mais des études ont montré qu'elle pouvait commettre des erreurs dans ces choix, par exemple en favorisant un sexe ou une race.

Les propositions de loi les plus ambitieuses des États en matière d'IA exigent des entreprises privées qu'elles garantissent la transparence et évaluent les risques potentiels de discrimination associés à leurs systèmes d'IA.

Au-delà de ces règles générales, de nombreux États américains ont réglementé certains aspects de l'IA : interdiction des deepfakes lors des élections et pour la production de contenu pornographique non consenti, par exemple ; mise en place de règles relatives à l'utilisation de l'IA par les autorités publiques.

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