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Lecture, jeux cérébraux et nouveaux apprentissages pourraient retarder Alzheimer, selon une étude

Lecture, jeux de réflexion et nouveaux apprentissages pourraient aider à retarder la maladie d’Alzheimer
Lecture, jeux de réflexion et nouveaux apprentissages pourraient retarder la maladie d'Alzheimer Tous droits réservés  Credit: Pexels
Tous droits réservés Credit: Pexels
Par Theo Farrant & AP
Publié le
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Stimuler son cerveau en apprenant de nouvelles compétences ou en lisant pourrait retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

L’apprentissage tout au long de la vie et les activités intellectuellement stimulantes pourraient aider à retarder la maladie d’Alzheimer et à ralentir le déclin cognitif, selon une nouvelle étude.

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Les chercheurs ont constaté que les personnes qui pratiquaient régulièrement des activités intellectuellement stimulantes – lecture, écriture, apprentissage d’une autre langue, jeu d’échecs, résolution d’énigmes ou visites de musées – étaient moins susceptibles de développer une démence.

« Elles étirent en quelque sorte votre cerveau et votre façon de penser. Vous sollicitez différents systèmes cognitifs », explique la neuropsychologue Andrea Zammit, du Rush University Medical Center de Chicago, qui a dirigé l’étude.

Même pour ceux qui ne se sont pas adonnés plus tôt dans leur vie à ce que Zammit appelle des activités enrichissantes sur le plan cognitif, les chercheurs estiment qu’il n’est pas trop tard pour s’y mettre. L’âge mûr pourrait être une période particulièrement importante pour protéger la santé du cerveau.

Les scientifiques explorent un large éventail de moyens de rester mentalement alerte, de l’apprentissage de la musique à l’observation des oiseaux en passant par les jeux d’entraînement cérébral.

« Il ne s’agit pas d’une seule activité. Il s’agit plutôt de trouver des activités porteuses de sens, pour lesquelles vous pourriez vous passionner », souligne Zammit – et de s’y tenir plutôt que de se contenter d’y goûter.

La santé physique est elle aussi cruciale pour la santé du cerveau. C’est pourquoi les experts recommandent également une activité physique suffisamment intense pour faire transpirer, ainsi que le contrôle de la tension artérielle, un bon sommeil et même les vaccinations plus tardives.

Comment l’étude a été menée ?

L’étude de Zammit sur l’apprentissage tout au long de la vie a recruté près de 2 000 personnes âgées, de 53 à 100 ans, qui ne présentaient pas de démence au départ et ont été suivies pendant huit ans.

Les chercheurs les ont interrogés sur leur niveau d’éducation et sur d’autres activités stimulantes pour l’esprit durant leur jeunesse, leur âge mûr et leur vieillesse, et leur ont fait passer toute une batterie de tests neurologiques.

Certains ont ensuite été diagnostiqués comme atteints de la maladie d’Alzheimer. Mais la pathologie est apparue environ cinq ans plus tard chez ceux qui déclaraient les niveaux d’apprentissage tout au long de la vie les plus élevés, par rapport à ceux qui en déclaraient le moins, rapporte l’équipe dans la revue Neurology.

Des niveaux plus élevés d’activité mentale à l’âge mûr et plus tard dans la vie étaient également associés à un déclin cognitif plus lent.

Les chercheurs ont aussi examiné les résultats d’autopsies de 948 participants décédés au cours de l’étude. Même lorsque leur cerveau présentait les marqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, les personnes ayant eu une vie plus « enrichie » sur le plan cognitif avaient une meilleure mémoire et de meilleures capacités de réflexion, et connaissaient un déclin plus lent avant leur décès.

Les scientifiques appellent ce phénomène la réserve cognitive. Il suggère que l’apprentissage renforce les connexions neuronales dans différentes régions du cerveau, ce qui lui permet de rester plus résilient et de mieux compenser les dommages liés au vieillissement ou à la maladie.

L’étude de la Rush University ne permet pas d’établir un lien de cause à effet ; elle montre une association entre la stimulation cognitive et le risque de démence. D’autres études apportent des indices similaires, comme celles qui lient la santé cérébrale à la pratique d’un instrument de musique.

D’autres travaux étudient également des exercices de « vitesse de traitement » pour le cerveau, via des programmes en ligne qui demandent aux utilisateurs d’identifier rapidement des images à l’écran alors que les distractions augmentent.

Ces recherches interviennent alors que le fardeau de la démence ne cesse de s’alourdir dans le monde. Plus de 57 millions de personnes vivent avec cette maladie, dont environ 9,8 millions en Europe. Ce chiffre devrait encore augmenter au cours des prochaines décennies.

Selon l’organisation Alzheimer’s Disease International, on recense plus de 10 millions de nouveaux cas de démence chaque année, soit un nouveau cas toutes les 3,2 secondes.

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