Début juin, le président russe Vladimir Poutine a rejeté la proposition de Volodymyr Zelensky d’une rencontre en tête-à-tête pour mettre fin aux combats.
Les ambassadeurs français, allemand et britannique en Russie ont eu des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Moscou jeudi, quelques jours après un sommet à Londres avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le Royaume-Uni a accueilli Volodymyr Zelensky et les dirigeants français et allemand plus tôt cette semaine, apportant son soutien à l’appel de Kyiv en faveur de discussions directes avec la Russie pour mettre fin à plus de quatre ans de guerre.
Les envoyés ont rencontré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine.
"Nous venons d’avoir un bon échange et nous publierons une déclaration plus tard dans la journée", a déclaré à la presse, devant le ministère, l’ambassadeur de France Nicolas de Rivière.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a quant elle accusé les ambassadeurs de promouvoir une "formule Zelensky sans issue".
"Les dirigeants de ces pays font semblant, à travers leurs déclarations, d’appeler à la paix, mais en réalité ils avancent des conditions inacceptables, augmentent la production d’armes de longue portée pour Kyiv et prennent de manière générale des mesures en faveur de la militarisation de l’Ukraine et de l’Europe", a-t-elle déclaré.
Moscou a toutefois indiqué que les ambassadeurs avaient été informés du caractère "destructeur" de la politique de leurs pays à l’égard de l’Ukraine, les accusant de vouloir "poursuivre la guerre contre la Russie pour le compte et aux dépens" des pays européens.
Le président russe Vladimir Poutine a, ce mois-ci, rejeté la proposition de Volodymyr Zelensky d’une rencontre en tête-à-tête pour mettre fin aux combats.
À Londres, le Britannique Keir Starmer, le Français Emmanuel Macron et l’Allemand Friedrich Merz ont déclaré qu’ils soutenaient la proposition du président ukrainien et que la ligne de front actuelle devait servir de "point de départ pour les négociations".
Plusieurs pays d’Europe occidentale, dont la France, ont évoqué l’idée de relancer un dialogue avec Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine, le conflit le plus grave en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les discussions menées sous l’égide des États-Unis pour mettre fin au conflit n’ont débouché sur rien et ont été reléguées au second plan par la guerre en Iran.
La Russie a privilégié les échanges avec l’administration du président américain Donald Trump sur ce conflit, le Kremlin ne souhaitant pas que les pays européens participent aux négociations sur la fin de la guerre.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne comptent parmi les alliés les plus fidèles de Kyiv face à l’invasion de grande ampleur menée par Moscou.