Mondial 2026 : Coupe du monde élargie à 48 équipes, la plus ambitieuse de l’histoire, organisée au Mexique, au Canada et aux États-Unis
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a défendu mercredi le prix des billets pour la Coupe du monde, estimant que « si nous faisons quelque chose de mal, alors tout le monde en Amérique du Nord fait quelque chose de mal ».
La FIFA a fixé le prix des billets à partir de 140 dollars (121 €) pour ce tournoi à 48 équipes et 104 matchs qui débute jeudi, et jusqu’à 8 680 dollars (7 518 €) pour les places ordinaires lors de la finale du 19 juillet dans le New Jersey.
Elle a ensuite relevé le prix des billets pour la finale à 10 990 dollars (9 518 €), puis à 32 970 dollars (28 556 €).
Après des critiques de la part des supporters, la FIFA a proposé un petit contingent de billets à 60 dollars (51 €) aux fédérations nationales pour leurs fans habituels. Infantino a indiqué mercredi que 130 000 billets avaient été proposés à ce tarif, sur un total de 6 à 7 millions.
Infantino a assuré que le prix moyen des billets pour le tournoi restait inférieur à 500 dollars (433 €) et qu’il était comparable à celui d’autres sports américains en phase de play-offs, une affirmation qui, si elle est vraie pour les prix de revente, ne semble pas exacte pour les prix officiels.
Il s’est dit peu préoccupé par les enquêtes ouvertes par les procureurs généraux de Californie, du New Jersey, de New York et du Texas.
« Nous sommes très sereins, car avant de commencer à vendre 6,5 ou 7 millions de billets, nous vérifions ce que nous faisons avec les meilleurs avocats », a-t-il déclaré. « Toute enquête est la bienvenue. »
Les finales NBA ont affiché des prix d’entrée très variables, allant d’un minimum d’environ 500 dollars pour les deux premiers matchs à San Antonio à quelque 10 000 dollars (8 661 €) pour le troisième match à New York. Le quatrième match à New York était nettement moins cher, avec un prix d’entrée tombé à environ 4 000 dollars (3 464 €) mercredi.
La finale de la Coupe Stanley disputée cette année entre les équipes de Las Vegas et de Raleigh, en Caroline du Nord, affichait un prix d’entrée d’au moins 600 dollars (519 €) pour chacun des quatre premiers matchs de cette série au meilleur des sept rencontres.
La FIFA impuissante à obtenir un visa américain pour un arbitre somalien
Infantino a jugé « regrettable » que l’arbitre somalien Omar Artan se soit vu refuser l’entrée aux États-Unis et estimé que les gens « devraient se détendre ».
Il a rappelé que la FIFA ne peut pas dicter aux gouvernements qui ils doivent laisser entrer sur leur territoire, même si elle travaille « en coulisses ».
« Nous essayons toujours de rendre la situation la plus positive possible et de trouver des solutions, a-t-il ajouté_. Parfois nous y parvenons, d’autres fois non._ »
« Nous ne vivons pas sur la Lune, nous vivons sur la planète Terre », a-t-il encore commenté.
omar Artan affirme qu’il disposait du bon visa pour les États-Unis, mais il a été refoulé à l’aéroport international de Miami après 11h d'interrogatoire, puis renvoyé par avion vers la Turquie.
Un responsable du département d’État américain a indiqué que l’arbitre était « associé à des membres présumés d’organisations terroristes », ce qui « rend le voyageur inéligible à l’admission aux États-Unis ».
Des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi pour accueillir Artan à son retour dans la capitale somalienne, Mogadiscio.
« Je serai au prochain Mondial et je continuerai à rendre la Somalie fière… Malgré ce qui m’est arrivé, je ne suis pas découragé », a-t-il déclaré aux journalistes.
Artan, désigné arbitre masculin de l’année 2025 par la Confédération africaine de football, aurait été le premier Somalien à arbitrer une Coupe du monde.
Parallèlement, les inquiétudes montent quant au risque que le match d’ouverture à Mexico soit perturbé par des troubles sociaux.
Des manifestants ont bloqué mardi une avenue menant à l’Estadio Azteca, même si des cordons de police les ont empêchés d’atteindre le stade.
Des milliers de personnes ont participé à cette manifestation, qui faisait suite à une semaine d’actions que la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a qualifiée de « provocation ».
Elle a assuré que le match d’ouverture était « garanti », tout en excluant de nouveau de recourir à la police pour réprimer les manifestations.
Le président américain Donald Trump, qui a noué une relation étroite avec Gianni Infantino, a annoncé son intention d’assister à la Coupe du monde, sans préciser cependant à quelles rencontres.
« J’ai parlé à Gianni ce matin… il m’a dit qu’il n’y avait jamais rien eu de comparable », a déclaré Trump à propos du succès attendu du tournoi à venir.
Messi brille pour son retour
Sur le terrain, la superstar argentine Lionel Messi a marqué quelques instants après son entrée en jeu mardi, dissipant les doutes sur sa blessure et aidant les tenants du titre à remporter leur dernier match de préparation.
Âgé de 38 ans, Messi n’avait plus rejoué avec l’Argentine dans la préparation de la défense de son titre depuis qu’il s’était blessé aux ischio-jambiers fin mai en jouant pour l’Inter Miami.
Il est entré en jeu à 20 minutes de la fin sous une ovation des 88 000 spectateurs d’un stade comble, face à l’Islande à Auburn, en Alabama, et une passe en profondeur inspirée de sa part a lancé Lautaro Martinez, fauché dans la surface.
Messi, qui a conduit l’Argentine à sa troisième couronne mondiale au Qatar il y a quatre ans et s’apprête à disputer sa sixième Coupe du monde, a transformé le penalty pour permettre aux champions du monde en titre de s’imposer tranquillement 3-0.
L’Argentine débutera le 16 juin contre l’Algérie, à Kansas City.
Avec l’Espagne, la France et l’Angleterre, l’Argentine figure parmi les favoris pour le titre.