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L'Italie prolonge la suspension de Schengen avec Madrid de 15 jours après des tensions à Ceuta

Giorgia Meloni parle avec Pedro Sánchez lors d'une réunion européenne à Bruxelles, le 23 octobre 2025
Giorgia Meloni échange avec Pedro Sánchez lors d'une réunion européenne à Bruxelles, le 23 octobre 2025 Tous droits réservés  AP Photo
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Par Cecilia Attanasio Ghezzi & Euronews Roma & Agenzie
Publié le
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Espace Schengen : l'Italie prolonge de 15 jours les contrôles avec Madrid, le ministre italien de l'Intérieur juge la situation à Ceuta toujours tendue.

Encore quinze jours de suspension de Schengen avec Madrid. Le gouvernement confirme la reconduction de la décision prise après la crise migratoire à Ceuta.

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Selon une communication du Viminale "la note par laquelle le gouvernement informe l’UE de la prolongation, pour 15 jours supplémentaires, des contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec l’Espagne est en cours de notification".

"Les éléments d’évaluation à la base du décret de prolongation ont été communiqués par le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, à son homologue espagnol, Fernando Grande-Marlaska, au cours d’un échange téléphonique constructif".

Les contrôles aux frontières pour les voyageurs en provenance d’Espagne devaient expirer aujourd’hui, lundi 31 août. Mais le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi avait expliqué ces derniers jours que la situation dans l’enclave espagnole reste critique, avec 5 000 à 10 000 migrants présents – après l’arrivée d’au moins 60 000 personnes fin juillet – et de fortes tensions avec les habitants.

"La situation est loin de s’être améliorée à Ceuta. Nous procéderons à une évaluation sereine et nous réfléchirons à la décision définitive le jour même de l’échéance, qui sera le 31 août", a déclaré le responsable du Viminale dans une interview au Tg1 le 28 août.

Piantedosi avait réaffirmé qu’il n’y a pas de volonté de confrontation avec Madrid et que les contrôles n’ont visé que les ressortissants de pays tiers, sans impact pour les Italiens, les Espagnols et les autres Européens.

Ces derniers jours, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Manuel Albares, a qualifié la décision de Meloni après les événements du dernier Ferragosto d’"affront injustifié et injustifiable à la dignité des Espagnols", motivé uniquement par des raisons électorales.

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