Jordan Bardella s’est montré prudent concernant la mise en place d’amendes pour sanctionner le port du voile dans l’espace public, assurant que la mesure serait soumise dans un référendum sur "l’idéologie islamiste" si Marine Le Pen accédait à l'Élysée.
Comme en 2017, le Rassemblement national (RN) propose à nouveau d'interdire le voile islamique dans l'espace public. "Il ne s’agit pas de mettre en place une police du vêtement" : le président du parti d'extrême droite s’est toutefois montré prudent, lundi 31 août, concernant la mise en place d’amendes.
"D’abord, ce sont les Français qui décideront ou pas d’une telle mesure, par l’intermédiaire d’un référendum", a expliqué Jordan Bardella à des journalistes devant le siège de son parti.
Interrogé sur l’applicabilité de cette promesse, le dirigeant du RN a clarifié la proposition, assurant que son parti, en cas de victoire, organiserait plusieurs référendums : le premier sur l’immigration, puis, "au cours du quinquennat, un deuxième référendum sur la question de l’idéologie islamiste". "Il y aura évidemment une proposition pour étendre l’interdiction des signes religieux à l’école, [à] la sphère publique", a-t-il affirmé, sans préciser si cela passerait par des amendes délivrées par la police.
"Il y aura en tout cas un débat de société sur la place de l’islamisme", a ajouté M. Bardella. Ce second référendum contiendra "beaucoup d’autres mesures", a-t-il précisé.
Jean-Philippe Tanguy, député du parti d’extrême droite et lieutenant de Marine Le Pen, avait assuré dimanche qu'une interdiction du voile islamique serait assortie d’une "amende" les femmes qui y contreviendraient, au même titre que « les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité » en voiture. Une proposition critiquée par l’exécutif et par Jean-Luc Mélenchon, notamment.