"Nous n’hésiterons pas à défendre les forces américaines et, si nécessaire, à détruire la flotte pétrolière limitée et vulnérable de l’Iran" a déclaré l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, dans un communiqué.
L’armée américaine a déclaré samedi que ses forces avaient frappé et détruit trois pétroliers iraniens après que le Corps des gardiens de la révolution islamique a tiré des missiles balistiques en direction de deux bâtiments de la marine américaine qui patrouillaient dans la région.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué dans un communiqué qu’un porte-avions et un destroyer américains avaient "réussi à échapper à plusieurs attaques iraniennes non provoquées" et qu’aucun militaire américain n’avait été blessé.
"À la suite des attaques iraniennes qui ont échoué, le CENTCOM a définitivement mis hors service les pétroliers de brut du CGRI M/T Downy, au large de l’île de Kharg, et M/T Stark 1, près de Jask", poursuit le communiqué.
"Les forces américaines ont également complètement détruit le pétrolier de brut M/T Kylo (également connu sous le nom de “Noxen”), qui était à vide, dans le golfe d’Oman, en frappant le navire à plusieurs endroits stratégiques afin de le rendre inutilisable, après avoir ordonné à l’équipage de l’abandonner", ajoute-t-il.
L’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a déclaré que le message adressé aux Gardiens de la révolution islamique était "clair" : "Si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous infligerons un coût économique encore plus élevé, en détruisant trois des vôtres."
"Nous n’hésiterons pas à défendre les forces américaines et, si nécessaire, à détruire la flotte pétrolière limitée et vulnérable de l’Iran", a-t-il ajouté.
Des médias iraniens avaient auparavant rapporté qu’un pétrolier iranien avait été frappé par les forces américaines samedi matin près de l’île de Kharg, à proximité du détroit d’Ormuz.
Plusieurs explosions ont été entendues et le pétrolier est en cours d'évacuation. Aucun blessé n'a été signalé à ce stade, selon ces premiers comptes rendus.
Ces faits surviennent au lendemain du lancement présumé par Téhéran de missiles antinavires contre des navires dans le détroit d’Ormuz. Les médias iraniens n’ont fourni aucun détail sur les cibles ni sur les éventuels dégâts causés par ces attaques présumées.
Le conflit entre les deux pays a repris dimanche dernier, après que les forces américaines ont mené des frappes contre des lance-roquettes iraniens dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour les flux énergétiques et au cœur des négociations entre Washington et Téhéran depuis le début de la guerre en Iran, fin février.
Le CENTCOM a indiqué avoir mené une "action limitée et ciblée" contre des unités de pose de mines du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), qu'il a accusées de représenter une "menace imminente" dans ce corridor maritime.
Les Gardiens ont confirmé que des frappes avaient touché l'île de Larak et promis de riposter, déclenchant par la suite ses propres attaques contre des bases américaines à travers le Moyen-Orient.
Les forces du CENTCOM ont lancé une nouvelle vague de frappes mardi, visant, selon elles, des sites de défense aérienne de l'IRGC, des capacités de pose de mines, des systèmes radar, des moyens et installations maritimes ainsi que des sites de communication.
Le commandement américain a expliqué que cette opération répondait à de "récentes tentatives d'attaques de l'IRGC contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz".