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Pétroliers frappés au large d'Ormuz : la crainte d'un élargissement du conflit par l'Iran

PHOTO : Sur cette image diffusée par le site officiel de l'armée iranienne, un missile est lancé lors d'exercices militaires dans le sud de l'Iran, le 19 janvier 2024
PHOTO D'ARCHIVE : sur cette image publiée par le site officiel de l'armée iranienne, un missile est lancé lors d'un exercice militaire dans le sud de l'Iran, 19 janvier 2024 -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Euronews Persian
Publié le
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Deux navires commerciaux ont été frappés en 24 heures, au large du Qatar et de Foujaïrah. Si Téhéran n'a pas revendiqué ces frappes, des médias liés aux Gardiens de la révolution affirment que l'Iran opère désormais au-delà du détroit.

Les forces armées iraniennes ont frappé deux pétroliers commerciaux en dehors du détroit d'Ormuz en moins de 24 heures cette semaine, ce qui semble marquer une extension délibérée des attaques au-delà du détroit. Ces attaques interviennent alors que des responsables iraniens ont adressé une nouvelle série d'avertissements aux États-Unis.

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L'agence britannique UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a indiqué que plusieurs projectiles avaient touché le pétrolier et chimiquier Acers, battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda, à 51 milles nautiques (près de 100 km) au nord de Madinat ash Shamal, au Qatar, ce mercredi 7 octobre. Des victimes ont été signalées. Il s'agit de la première attaque dans cette zone depuis plus de six mois.

La société de renseignement maritime Vanguard a identifié le navire et précisé qu'il se dirigeait vers le détroit d'Ormuz.

Un autre incident est survenu ce jeudi. Vanguard a fait état d'un incendie sur un pétrolier à environ 40 kilomètres au large de Fujairah, dans le golfe d'Oman, qu'elle a identifié comme étant probablement le Dhalgout, battant pavillon des îles Marshall.

L'UKMTO n'avait pas recensé cet incident et la cause de l'incendie restait inconnue dans l'immédiat. Le système de détection des incendies FIRMS de la NASA a confirmé le sinistre, et des aéronefs militaires américains, dont deux avions ravitailleurs KC-46, un KC-135, un avion de patrouille maritime P-8A et plusieurs hélicoptères, survolaient la zone à ce moment-là.

Téhéran menace d'étendre ses frappes

L'Iran et les médias proches du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) n'ont officiellement revendiqué aucune des deux attaques. Des médias affiliés à l'IRGC ont toutefois laissé entendre que Téhéran avait "étendu le champ de ses opérations contre les navires commerciaux qui enfreignent les lois et règlements iraniens dans le détroit d'Ormuz à des eaux situées au-delà du détroit".

Les deux incidents se sont produits en dehors du détroit d'Ormuz, par lequel transitait, avant le début de la guerre en Iran, environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz. Le détroit est désormais fermé, après l'instauration de blocus navals simultanés par l'Iran et les États-Unis.

"La distance qui nous sépare est déterminée par nos missiles", a publié jeudi sur X le ministre iranien de la Défense par intérim Majid Ebn ol-Reza. "Hier le golfe d'Oman, aujourd'hui l'océan Indien et demain la baie des Cochons. Si vous faites une erreur, vous verrez apparaître de nouvelles lignes de démarcation", a-t-il ajouté, en référence au débarquement militaire raté d'avril 1961 sur la côte sud-ouest de Cuba, soutenu par les États-Unis et visant à renverser le gouvernement communiste de Fidel Castro.

Yahya Rahim Safavi, conseiller militaire de haut rang de l'ayatollah Mojtaba Khamenei, avait auparavant averti que, si les États-Unis ou Israël attaquaient de nouveau l'Iran, Téhéran pourrait étendre la guerre "jusqu'à l'océan Indien ou ailleurs", ajoutant que les forces iraniennes avaient préparé des plans de contingence pour les pires scénarios.

Le porte-parole de l'armée iranienne a déclaré séparément que ses forces étaient prêtes à mener, si nécessaire, des opérations préventives pour empêcher ce qu'il a décrit comme "toute agression ou attaque de l'ennemi".

Trump défend sa guerre contre l'Iran

Lors d'un meeting de campagne pour les élections de mi-mandat dans le Nebraska, le président Donald Trump a défendu la décision d'entrer en guerre contre l'Iran. "C'est un petit prix à payer pour maintenir la sécurité du monde et de notre pays. Ils peuvent détruire une ville. Qu'ils la détruisent. Qu'ils détruisent Los Angeles, qu'ils détruisent San Diego", a-t-il déclaré.

Lors d'un autre meeting au Texas mercredi soir, Donald Trump est revenu sur ces propos après les critiques. "Nous protégeons nos propres villes. Nous ne permettrons pas qu'une telle chose se produise", a-t-il affirmé.

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