Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Vacances d'été à petit budget : les conseils essentiels des experts

Coûts en hausse : pas besoin de renoncer à vos voyages d’été avec ces conseils
Coûts en hausse : inutile de renoncer aux voyages d'été avec ces conseils Tous droits réservés  Photo by Samuel Isaac on Unsplash
Tous droits réservés Photo by Samuel Isaac on Unsplash
Par Fakhriya M. Suleiman
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

Vacances d'été : malgré la hausse des coûts, les Européens continuent de voyager et cherchent à faire durer leurs euros, même près de chez eux

Les vacances d’été approchent à grands pas et, très bientôt, nous nous plaindrons tous des températures les plus élevées jamais enregistrées et du manque criant de climatisation. Mais à la chaleur s’ajoute un autre casse-tête : la hausse du coût des voyages.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Avec la flambée du prix du kérosène, des milliers de vols supprimés et des compagnies aériennes qui répercutent discrètement leurs coûts supplémentaires sur les passagers, beaucoup d’entre nous vont devoir réfléchir à la manière et à l’endroit où ils passeront leurs vacances cette année.

Les Européens abandonnent-ils purement et simplement leurs projets de voyage ou apprennent-ils plutôt à voyager différemment ?

Le Travel Trends Report 2026 (source en anglais) annuel du Mastercard Economics Institute (MEI) montre que, malgré les pressions géopolitiques et économiques persistantes, le continent continue d’attirer une forte demande au niveau mondial.

Des villes comme Paris, Amsterdam et Bruxelles se classent dans le trio de tête sur 10 destinations, continuant d’enregistrer une hausse annuelle du pourcentage de sièges programmés pour les voyages internationaux. Barcelone, Madrid et Francfort enregistrent également de solides gains en matière de tourisme entrant.

« Sur fond d’incertitudes géopolitiques persistantes, l’économie du tourisme en Europe a jusqu’ici fait preuve de résilience », a déclaré Natalia Lechmanova, économiste en chef Europe chez Mastercard.

Le critère du prix reste toutefois déterminant dans les décisions des voyageurs. La hausse des coûts de transport et d’hébergement, les fluctuations des taux de change internationaux et la faiblesse de la croissance des revenus influent sur le choix des destinations et sur le nombre de séjours effectués d’un seul coup.

« À mesure que les habitudes de voyage se normalisent, les Européens accordent davantage d’importance au rapport qualité-prix, à l’accessibilité et aux expériences vécues », ajoute Lechmanova.

« Nos données montrent que l’attrait durable de l’Europe continue de soutenir la demande mondiale de voyages, même si le contexte géopolitique, les mouvements de change et les conditions économiques générales déterminent de plus en plus la façon dont les gens voyagent et les lieux qu’ils choisissent de visiter. »

Jusqu’à 77 (source en anglais) % des Européens restent fermement décidés à voyager cet été, selon le Holiday Barometer 2026 d’Europ Assistance, une enquête menée avec Ipsos auprès de 26 000 personnes.

Des pays comme le Royaume-Uni et le Portugal arrivent en tête des Européens ayant envie de voyager cette année, 84 % et 82 % des personnes interrogées ayant l’intention de le faire. Même dans les pays où l’enthousiasme est moindre, comme l’Allemagne et la Belgique, 70 % et 72 % des répondants envisagent encore de partir.

Avion ou train ?

Selon une étude de Raisin (source en anglais), une plateforme d’épargne et d’investissement, les voyageurs paient en moyenne 13,1 % de plus pour les billets d’avion sur neuf destinations européennes au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol.

Le coût moyen des vols pour une famille de quatre personnes – hors frais de bagages – est passé de 808 € l’an dernier à 914 € en 2026. Vienne est la seule destination étudiée où les prix ont reculé, passant légèrement de 987 € à 968 €.

Une solution pourrait résider dans les vols sans fioritures. Les compagnies low-cost continuent de proposer des voyages à prix plus bas, mais sans les avantages des bagages en cabine, des bagages enregistrés ou de la réservation de siège. Moyennant des frais supplémentaires, ces options peuvent toutefois généralement être ajoutées sur demande.

Pour une compagnie comme EasyJet, ce modèle semble satisfaire les passagers. Le transporteur britannique à bas coût a déclaré à Euronews Travel : « 40 % de nos clients voyagent en n’ayant payé que le tarif de base, qui inclut gratuitement un petit bagage cabine.

« Les options et la tarification d’EasyJet sont transparentes et bien comprises de nos clients. Nous leur permettons de payer uniquement ce qu’ils souhaitent, et pas davantage, au lieu de faire payer à tout le monde des services dont ils n’ont pas envie ou pas besoin, ce qui nous permet de maintenir des tarifs plus bas pour tous. »

D’autres voyageurs choisissent de renoncer complètement à l’avion.

L’étude de Raisin montre que les tarifs de train au départ de la gare centrale d’Amsterdam n’ont augmenté que de 2,5 % par rapport à l’année dernière. Le train s’avère également moins cher sur neuf des 10 liaisons étudiées, à l’exception d’un trajet vers Londres, plus coûteux que l’avion.

Jasper Berkhout, chercheur chez Raisin, conseille aux voyageurs de comparer les tarifs en consultant différents prestataires et sites internet.

« Sur les sites de comparaison, vous pouvez souvent cocher une case pour inclure les aéroports voisins dans votre recherche, explique-t-il. Pour les trains, il est avantageux de réserver à l’avance : des opérateurs comme Deutsche Bahn, par exemple, proposent des billets “Sparpreis” [billet fortement remisé] avec des réductions importantes. »

Le Post Office (source en anglais) britannique recommande lui aussi de privilégier le train à l’avion, notamment en guettant les bonnes affaires sur l’Eurostar à destination de villes comme Paris, Amsterdam, Bruxelles ou Rotterdam.

Les voyages en train sont très prisés cet été en Europe
Les voyages en train sont très prisés cet été en Europe Photo by Hem Poudyal on Unsplash

Les séjours tout compris, une option plus sûre ?

Avec quelque 13 000 vols annulés rien qu’au mois de mai en raison de la crise du carburéacteur, certains passagers ont peut-être retardé la réservation de leurs vacances d’été.

Rory Boland, rédacteur en chef du site de consommateurs Which? Travel, estime qu’il est compréhensible que les vacanciers se sentent inquiets face à la vague d’annulations qui pèse sur leurs projets estivaux. Il ajoute : « Notre conseil pour cet été est de réserver un séjour à forfait, car c’est la meilleure façon de protéger l’intégralité du coût de vos vacances en cas de perturbations plus importantes. »

Vacances chez soi ou à l’étranger ?

En 2024, les Européens ont effectué pas moins de 1,19 milliard de voyages personnels et professionnels, dont 92 % à l’intérieur du continent, selon Eurostat (source en anglais). L’étude montre également que, en moyenne, les dépenses de vacances pour des séjours hors d’Europe sont supérieures de 40 % à celles des voyages domestiques.

Pour faire durer davantage votre budget lors de voyages sur le continent, le Post Office britannique recommande de bien préparer son séjour : « Même si les vols vers certaines destinations européennes peuvent être bon marché, la ville elle-même peut s’avérer coûteuse une fois sur place. »

Parmi les autres conseils clés, il recommande de privilégier la marche plutôt que les taxis, de se tourner vers la cuisine de rue locale plutôt que vers les restaurants et cafés touristiques bondés, et de se préparer à d’éventuelles dépenses imprévues, par exemple en demandant une carte européenne d’assurance maladie gratuite. Pour les voyageurs britanniques, elle ouvre l’accès à des soins médicaux d’urgence à moindre coût dans l’ensemble de l’Union européenne.

Vacances chez soi et trajets plus courts

Selon des données d’Airbnb, 25 % des voyageurs dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Suède, le Portugal et les Pays-Bas opteront pour des vacances près de chez eux en 2026. Ceux qui partent à l’étranger choisissent des distances plus courtes.

En Suède, par exemple, la distance médiane des réservations a chuté de 26 % depuis 2023 et est désormais inférieure à 500 kilomètres. Une autre tendance en hausse consiste à répartir le coût du voyage entre davantage de personnes, les réservations pour quatre personnes ou plus étant en augmentation au Portugal, en Espagne et en Suède.

Quand réserver au meilleur prix ?

Dans son rapport Smarter Summer, Skyscanner dévoile les meilleures périodes de réservation. D’après les données de ce comparateur de vols, les dates clés à retenir pour bénéficier de la semaine la moins chère de l’été 2026 se situent entre le 29 juin et le 5 juillet.

« Si vous vous êtes déjà dit “je vais attendre un peu pour voir”, c’est le moment de cesser d’attendre et de commencer à faire défiler les offres », indique Skyscanner. « Votre fenêtre de voyage idéale est peut-être plus proche (et moins chère) que vous ne le pensez. »

Alors que le Post Office désigne le mardi comme l’un des jours les moins chers pour voyager, Skyscanner penche pour le vendredi, soulignant qu’il y a l’art de programmer ses vacances, et celui de les programmer parfaitement.

Le rapport de Skyscanner s’adresse aussi aux voyageurs au budget serré. « Juin et septembre sont les surdoués discrets de l’été, note le site. Vous profitez toujours du soleil, mais avec des prix plus bas, des files d’attente plus courtes et bien plus de chances d’obtenir une table au restaurant. C’est le meilleur de l’été, avec un peu plus d’air. »

Si vous cherchez des vols bon marché en juin au départ du Royaume-Uni, le site recommande Poprad, en Slovaquie, où le billet moyen avoisinera 55 £ (63,50 €). Parmi les autres options économiques en Europe figurent Szczecin et Lublin, en Pologne, où les vols devraient coûter respectivement 59 £ (68,12 €) et 62 £ (71,59 €).

En septembre, période légèrement moins chère que juin, un vol vers Poprad coûtera en moyenne 54 £ (62,35 €). Les billets pour Dortmund, en Allemagne, tourneront autour de 58 £ (66,97 €), tandis que Lodz et Szczecin, en Pologne, reviendront respectivement à 65 £ (75 €) et 69 £ (79,68 €).

Sarajevo en Bosnie-Herzégovine
Sarajevo en Bosnie-Herzégovine Photo by ADEV on Unsplash

Les escapades urbaines les moins chères d’Europe

L’Europe de l’Est continue de dominer le classement des escapades urbaines au meilleur rapport qualité-prix pour 2026, selon le dernier City Costs Barometer (source en anglais) du service Post Office Travel Money au Royaume-Uni.

Pour cette comparaison record, le rapport a analysé le coût de 12 dépenses touristiques courantes pour deux personnes dans 50 villes européennes, notamment les repas, les boissons, les attractions, les transferts depuis l’aéroport et deux nuits dans un hôtel trois étoiles.

Pour la première fois, Sarajevo arrive en tête du classement en tant que city break le moins cher d’Europe, saluée pour le coût modéré de ses hébergements, la modestie de ses dépenses de transport et le bon rapport qualité-prix de ses offres culturelles. Bucarest, Tirana et Belgrade se classent également très bien.

Top 10 des escapades urbaines les plus avantageuses en Europe

  1. Sarajevo, Bosnie-Herzégovine : 248 £/287 €
  2. Bucarest, Roumanie : 258 £/299 €
  3. Tirana, Albanie : 263 £/304,50 €
  4. Belgrade, Serbie : 265 £/307 €
  5. Trenčín, Slovaquie : 272 £/315 €
  6. Riga, Lettonie : 278 £/322 €
  7. Lille, France : 289 £/334 €
  8. Vilnius, Lituanie : 289 £/334 €
  9. Strasbourg, France : 319 £/369 €
  10. Podgorica, Monténégro : 332 £/384,50 €
Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

L'aéroport de Prague sacré grand gagnant des Routes Europe 2026

Du roulage de vêtements aux astuces pour les chaussures : les conseils de pros pour faire sa valise

« Don't Hike Naked in Switzerland » : guide pour un premier voyage