Présidentielle : Varoufakis appelle à voter "Macron"

Présidentielle : Varoufakis appelle à voter "Macron"
Par Euronews
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A moins d’une semaine du second tour, l’ex-ministre de l‘économie, Emmanuel Macron a reçu un soutien inattendu de son ex-homologue grec, Yanis Varoufakis.

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A moins d’une semaine du second tour, l’ex-ministre de l‘économie, Emmanuel Macron a reçu un soutien inattendu de son ex-homologue grec, Yanis Varoufakis. Dans une tribune parue le 1er mai dans Le Monde, cette figure de la gauche radicale explique que “les progressistes français ne doivent pas le renvoyer dos-à-dos avec Le Pen”.

Why we support Macron in the second round, and our 'promise' to him – Le Monde (English original) and Mediapart https://t.co/Oin1b1J1Q2

— Yanis Varoufakis (@yanisvaroufakis) 2 mai 2017

Marine Le Pen est-elle vraiment une option moins inacceptable que son père ? Emmanuel Macron est-il pire, du point de vue de la gauche, que Jacques Chirac en 2002 ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi certains leaders de la gauche refusent-ils aujourd’hui de soutenir Macron contre Le Pen ? C’est pour moi une véritable énigme. s’interroge l’ancien ministre d’Alexis Tsipras.

Une allusion très claire au refus de Jean-Luc Mélanchon, leader de la “France insoumise” de soutenir la candidature Macron au second tour.

Il reconnaît toutefois que les progressistes français ont toutes les raisons de “combattre les orientations économiques” d’Emmanuel Macron et même d‘être “en colère” contre lui.

Mais surtout il révèle un épisode inédit de leur relation.

“Au cours de mon mandat en tant que ministre des finances de la Grèce au début de 2015, Emmanuel m’a révélé un côté de lui que peu de progressistes connaissent”, “Macron a été le seul ministre d’Etat en Europe à faire tout son possible pour nous aider. Et il l’a fait en prenant un risque politique personnel”, dévoile t-il.

“j’ai reçu un SMS d’Emmanuel, par lequel il m’informait qu’il avait du mal à convaincre le président Hollande et Sigmar Gabriel, le vice-chancelier d’Allemagne, de trouver une solution : « Je ne veux pas que ma génération soit celle qui aura été responsable de la sortie de la Grèce de l’Europe », disait-il.

Et Yanis Varoufakis de détailler comment, contre l’avis de l’entourage de François Hollande, Emmanuel Macron aura tenté jusqu‘à la dernière minute de convaincre les dirigeants européens d‘épargner à la Grèce «une version moderne du Traité de Versailles».

Dans une autre tribune publiée par Mediapart, le Mouvement pour la démocratie en Europe DiEM25, crée par Varoufakis, appelle à faire barrage à l’extrême droite en votant “Emmanuel Macron”, tout en ajoutant que “cela n’est en aucun cas une adhésion au projet proposé par le candidat d’En marche!”.

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