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Les subventions agricoles en danger?

Les subventions agricoles en danger?
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REUTERS/Francois Lenoir
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L'avenir de l'agriculture au coeur des discussions des ministres européens réunis aujourd'hui à Bruxelles. Avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il faut réévaluer le budget de la politique agricole commune, la PAC.

Actuellement, elle pèse 37% du budget de l'Union, soit 400 milliards d'euros. La Commission propose trois sénarios. Le status quo ou une diminution de 15%, voire de 30%.

Pour compenser ces coupes, l'idée d'un cofinancement, voire une renationalisation des aides agricoles circule. Hors de question pour les représentants du secteur.

"Cela reviendrait à traiter les fermiers différemment selon leur pays d'origine", prévient Pekka Pesonen, Secrétaire général du syndicat européen COPA-COGECA. "Clairement, certains Etats membres ont la volonté et la capacité de payer les agriculteurs pour leurs services. Mais d'autres Etats membres, notamment dans les pays de l'Est et d'Europe centrale sont complètement dépendants de la PAC. On ne peut pas laisser tomber ces fermiers".

Face à la menace d'une réduction des aides agricoles, 4 pays font bloc: la France, l'Espagne, l'Italie et le Portugal. Ils font partie des plus gros bénéficiaires de la politique agricole commune. Ils réclament une politique ambitieuse, plus soucieuse de l'environnement et le maintien des subventions directes.

"Les paiements directs sont l'axe central de la PAC car ils permettent d'assurer un revenu stable", affirme la ministre espagnole de l'Agriculture, Isabel Garcia Tejerina.

Ces options seront discutées lors d'un sommet informel, en fin de semaine. La Commission européenne devra ensuite présenter des propositions chiffrées au début du mois de mai.