DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Un sommet pour financer l’avenir de l’UE

Vous lisez:

Un sommet pour financer l’avenir de l’UE

Tour de table des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE
@ Copyright :
Union européenne
Taille du texte Aa Aa

Protection des frontières, politique migratoire ou encore défense, comment financer les nouvelles priorités de l'Union européenne ? C'est l'un des enjeux du sommet informel européen de ce vendredi. Les chefs d'Etat et de gouvernement doivent entamer les discussions sur le prochain cadre financier. La chancelière allemande, Angela Merkel, souhaite ainsi revoir les "critères d'attribution" des fonds structurels européens afin qu’ils "les engagements des régions et des communautés à accueillir et à intégrer les migrants".

La difficulté pour les Etats membres est d’établir un budget post-Brexit. Londres verse près de 10 milliards d’euros par an. Pour les 27 il faut donc compenser la sortie du Royaume-Uni. Plusieurs propositions sont sur la table. La première est une augmentation des contributions nationales. La seconde prévoit des coupes dans certains programmes comme la PAC, la Politique agricole commune, et les fonds de cohésion. Enfin des nouvelles ressources sont aussi à l'étude.

"Bruxelles n'est pas seulement un supermarché"

La Commission européenne pourrait aussi utiliser le budget européen comme une arme de sanction en cas de non-respect des valeurs fondamentales de l’Union. Pour Charles de Marcilly, analyste pour la Fondation Robert Schuman, "conditionnalité" est le mot clef. "Vous ne pouvez pas juste donner, recevoir, il faut que quelque part vous ayez un certain équilibre", souligne-t-il, " sur les questions de l'Etat de droit, sur le respect en fait de l'unité européenne vous devez parfois essayer de tordre le bras ou de rappeler à l'ordre, et montrer que Bruxelles n'est pas seulement un supermarché".

L'autre point à l'ordre du jour concerne les réformes institutionnelles et particulièrement la désignation du président de la Commission européenne. Le Parlement européen souhaite sanctuariser le principe des candidats têtes de liste. Mais dirigeants européens pourraient ne pas être enclins à suivre cette procédure qui définirait à l’avance les candidats au poste de président de la Commission. Selon Charles de Marcilly certains certains chefs d'Etat et de gouvernement ne veulent pas se retrouver "pieds et poings liés par une décision justement qui ne leur appartiendrait plus". Ce sommet informel devrait donc dégager des lignes directrices sur les questions budgétaires et préparer le scrutin européen de l'année prochaine.