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Poutine vante son arsenal et défie l'OTAN

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Poutine vante son arsenal et défie l'OTAN

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Vladimir Poutine donnait ce jeudi son discours annuel sur l'état de la nation face aux parlementaires, décalé exceptionnellement pour tomber à moins de trois semaines de la présidentielle russe.

Le président sortant a donné les priorités de son probable quatrième mandat : l'économie et la qualité de vie des Russes, qui se relèvent d'une crise difficile.

Il n'a abordé ses thèmes de prédilection, l'international et la défense, qu'après plus d'une heure de discours. Il a notamment présenté une nouvelle arme de destruction massive impossible à intercepter :

"Nous avons créé un mini réacteur nucléaire ultra-puissant, qui peut être installé sur un missile de croisière tel que notre nouveau missile Ch-101 ou l'Américain Tomahawk et qui permettra de décupler, je dis bien décupler la portée du missile, il n'y a donc plus aucune limite de distance" a déclaré le président.

Le chef du Kremlin a assuré devant les parlementaires que cette technologie rendra caducs les boucliers antimissiles de l'OTAN et des Etats-Unis. Il a affirmé ne pas exclure une attaque nucléaire, mais uniquement en cas d'attaque nucléaire contre la Russie, précisant qu'elle serait "immédiate".

Le président a aussi évoqué un drone sous-marin à portée «intercontinentale» capable de transporter une ogive nucléaire. Selon lui, sa vitesse et la profondeur qu'il peut attendre sont inédites.

Le chef de l'Etat a félicité les scientifiques pour les progrès en matière d'armement, estimant par exemple que "le monde entier connaît le nom des nouveaux avions russes". Il assure que le pays a développé plus de 300 nouvelles armes et que son armée compte plus de soldats.

Celui qui dirige la Russie depuis maintenant 18 ans a salué les victoires militaires russes, notamment en Syrie, qui prouvent "l'avancée de la Russie".

Le volet social

Avant cela, Vladimir Poutine s'est engagé à réduire de moitié le taux de pauvreté "inacceptable" dans son pays et investir dans santé et les infrastructures, notamment le réseau routier, appuyé par des graphiques projetés derrière lui.

Il s'est dit en faveur d'une modernisation des autoroutes vers la Chine et le Kazakhstan, pour que son pays devienne "le premier pays de transit de fret entre l'Europe et l'Asie".

Le pont reliant le continent à la Crimée annexée sera prêt "dans quelques mois", a assuré le chef du Kremlin, crédité de 69 % des intentions de vote par un récent sondage.

Vladimir Poutine a insisté pour que la Russie ne manque pas le train de la révolution technologie, reconnaissant que son pays était "en retard" sur plusieurs plans et que le retard était "son pire ennemi".