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Affaire Skripal : la bataille continue

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Ambiance électrique au siège de l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce mercredi dans le sillage de l'affaire Sergueï Skripal, cet ancien espion russe empoisonné au Royaume-Uni.

Moscou a réclamé la tenue d'une réunion d'urgence alors qu'un laboratoire britannique a déclaré mardi qu'il n'avait pas de preuve de la culpabilité de la Russie dans l'empoisonnement de l'ex-espion.

La Russie a donc proposé l'ouverture d'une enquête commune sur la base de ces nouvelles informations ce que Londres a rejeté.

Ralph Trapp, consultant en désarmement : "Tout cela peut ressembler à une tentative de détourner l'attention vers un autre type de processus, mais je pense qu'il appartient en fait à l'OIAC de dire s'il y a une accusation d'utilisation d'armes chimiques. Si tel est le cas, il y aura une accusation implicite qu'il y a eu également un programme clandestin d'armes chimiques non déclaré et qui doit être élucidé ".

Alors que Moscou accuse Londres et Washington d'être à l'origine d'une véritable machination, la vérité dans cette affaire risque d'être difficile à établir sur le plan scientifique, explique Ralph Trapp : "Tout le domaine de la chimie légale est relativement nouveau. Il n'y a pas de bases de données universelles que l'on puisse utiliser et consulter pour savoir à quelles signatures chimiques on peut s'attendre. Toute la question est de savoir si l'on a accès ou non à du matériel réel dans les laboratoires."

En attendant, des experts de l'OIAC ont prélevé des échantillons sur le site de l'attaque de Salisbury au Royaume-Uni. Les résultats pourraient être dévoilés la semaine prochaine.

Avec Agences