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Qualité de l'air : Bruxelles, mauvais élève

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Qualité de l'air : Bruxelles, mauvais élève

Qualité de l'air : Bruxelles, mauvais élève
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Avec ses nombreux véhicules à moteur diesel, Bruxelles, la capitale de l’Europe, est aussi l’une des villes les plus polluées du continent.

Un comité de citoyens dénonce les conséquences des particules fines sur la santé humaine : grâce à une application et un appareil, ils arpentent les rues de Bruxelles pour évaluer la qualité de l’air.

Selon le gouvernement local, 632 personnes meurent prématurément, chaque année à Bruxelles, à cause de la pollution : les taux de particules fines dans l’air dépassent les normes définies par l’Organisation mondiale de la santé.

"Les enfants entre 2 et 5 ans vont avoir plus des bronchiolites, donc une irritation chronique des bronchites. Les enfants avant 6 ans qui ont grandi en ville risquent de développer de l'asthme et un handicap pulmonaire qui va rester longtemps", commente Liévin Chemin du Citizen Action Brussels.

Comme beaucoup de villes européennes, les rues anciennes et étroites de Bruxelles favorisent l’exposition aux particules fines, en particulier, pendant les heures de pointe :

"Bruxelles est aussi une ville avec une banlieue importante, beaucoup de voitures proviennent de la périphérie et des autres régions de Belgique qui convergent vers la capitale. Cela doit être résolu au niveau fédéral et pas seulement au niveau régional. Il faut donc pousser les gens à prendre les transports publics ou à vivre près de leur lieu de travail, et c'est quelque chose que Bruxelles ne peut pas faire seule", précise Joeri Thijs, spécialiste de la qualité de l'air pour Greenpeace.

L’Union européenne a même ouvert une procédure d’infraction contre la Belgique pour non-respect des normes sur la qualité de l’air. Un comble, pour le pays qui accueille ses institutions.