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Inspire Middle East : l'intelligence artificielle au service de notre futur

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Inspire Middle East : l'intelligence artificielle au service de notre futur

Inspire Middle East : l'intelligence artificielle au service de notre futur
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Hyperloop One lancé par la société Virgin de Richard Branson essaye de faire bouger les choses dans le monde du transport au Moyen-Orient grâce à des modules en lévitation qui transportent la marchandise et les passagers. Cette semaine, ils se sont associés à l'opérateur portuaire mondial DP World pour annoncer leur feuille de route.

Le système 100% électrique - où les nacelles se déplacent dans un tube à basse pression - constituera l'épine dorsale de la chaîne d'approvisionnement de DP World. Il permettra également à l'opérateur de conteneurs et de terminaux basé aux Emirats Arabes Unis de livrer des biens et services aux entreprises et aux consommateurs - à la vitesse d'un vol (jusqu'à 3 fois plus vite que le train à grande vitesse). Cela lui permettra également de réduire les coûts.

Rebecca Mac Laughlin Duane, euronews : Dites-moi, quelle efficacité gagne t-on en terme de chaîne d'approvisionnement et de rapidité de livraison du fret ?

Rob Lloyd, PDG de Hynterloop One : Nous passons à une économie beaucoup plus "à la demande", mais l'infrastructure de transport que nous comptons proposer est la même que celle que nous avons livrée à l'époque du commerce de détail.

Aujourd'hui, la seule alternative pour faire les choses, déplacer les choses rapidement sur une distance relative, est le fret aérien. Relativement cher, il atteindra 500 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies. Les gens veulent des produits personnalisés à la demande. C'est pourquoi nous sommes très excités.

RMD : L'automatisation des choses rend nos vies plus simples et plus rapides vous ne croyez pas ?

RL : L'Hyperloop est entièrement automatique. Il n'y a pas de conducteur et il y a un logiciel qui ressemble à un outil de contrôle aérien qui maintient l'espace entre les modules, accélère et ajuste le poids et la masse de ces modules. Notre idée c'est que les containers de mer ne sont pas les "véhicules à la demande" du futur. En voyant un container à l'arrière d'un train ou d'un camion on se dit que cela peut prendre 4 jours pour déplacer les containers alors qu'on pourrait le faire en 16 heures. Et au lieu du prix du fret aérien, nous pourrions le faire à 1 huitième du prix.

RMD : Vous avez prononcé le mot magique d'économie, donc qu'est-ce que cela signifie pour DP World en particulier en terme de stockage et de transport routier?

RL : Nous pensons pouvoir réduire de 25% l'utilisation de l'espace de stockage. Nous pensons pouvoir réduire de 25% les stocks dans la chaîne d'approvisionnement qui sont en réalité des marchandises en transit. Cela représente des centaines de milliards de dollars dans l'économie mondiale. DP world travaille avec 77 ports dans le monde, ce sont des entreprises mondiales donc elles peuvent comprendre que cela a du sens que la technologie puisse résoudre de vrais problèmes. En conclusion, ca serait un marché formidable pour Hyperloop, pas seulement pour le transport de passagers mais aussi pour le transport de marchandises. Je crois que la plus grande idée est de penser qu'il est peut-être possible d'aller de Jabel Ali, à Abu Dhabi à Riyadh Jeddah sur la Mer Rouge et ensuite de connecter tous les pays du Conseil de coopération des pays du Golf.Et en faisant cela nous pourrions créer un avantage concurrentiel qu'aucune autre région ne possède. Ces discussions, on ne les a pas seulement à Dubaï et Abu Dabi mais aussi à Ryad et dans d'autres pays.

Dubaï, Abu Dhabi ?

RMD : Des passagers dans l'Hyperloop à travers la région et les Emirats Arabes Unis, voilà de quoi vous parlez en ce moment.Quand pourrait on le voir concrètement ou en savoir davantage ?

RL : La prochaine étape sera dans les prochaines semaines et les prochains mois, si l'on fait notre travail correctement. Je crois que Dubaï est un endroit formidable pour commencer mais je crois qu'il faut aussi rester très à l'écoute de ce qui se passe dans le royaume d'Arabie Saoudite.

RMD : Que pouvez vous dire, pouvez vous nous révéler quelque chose à ce stade ?

RL : Le prince est venu nous voir il y a quelques semaines et a été très impressionné par le concept et la technologie. Il y a de nombreuses discussions pour construire un réseau ferroviaire avec le Conseil de coopération des pays du Golfe, peut-être se demande -t-il pourquoi construirions nous un réseau ferré basé sur une technologie centenaire alors que nous pourrions aller à saute mouton vers quelque chose qui semble fait pour notre environnement, un environnement fermé protégé du sable et du vent. Je crois que ca peut être une colonne vertébrale entre les Emirats Arabes Unis et les Royaume d'Arabie Saoudite pour transformer les infrastructure dans la région du Golf.

RMD : Qui pourrait être le premier?

RL : C'est une très bonne question. Ça pourrait être Dubaï, ca pourrait être Abu Dhabi ou le royaume d'Arabie Saoudite mais nous sommes convaincus que d'ici 2021 vous verrez une version entièrement construite et commerciale de l'Hyperloop.

Un robot-policier à Duba¨ï

La technologie parlante fait son chemin dans les postes de police de Dubaï pour mieux servir la population. Selon un rapport de l'International Data Corporation, les dépenses mondiales en robotique atteindront 94 milliards de dollars d'ici la fin de l'année.

Au Moyen-Orient, l'Intelligence artificielle représente une opportunité économique selon PricewaterhouseCoopers qui prévoit qu'elle apportera 320 milliards de dollars à l'économie régionale d'ici 2021. La police de Dubai a bien percu son potentiel. Elle a recruté l'année dernière son premier robot-policier.

"Nous dépensons beaucoup d'argent dans ces technologies, mais nous devons penser au résultat. L'intelligence artificielle pourrait aussi oeuvrer pour la prévention du crime", estime le brigadier Khalid Al Razzooqi.

Le robot est toujours en phase de test et selon la police, d'ici à la fin de l'année, ses fonctions permettront à la population de signaler des crimes et même payer les PV de stationnement en se rendant au poste de police. Ce robot utilise la reconnaissance faciale pour identifier et stocker l'information et toutes les données sont envoyées par un flux en direct vers les bureaux opérationnels de la police.

La police de Dubaï est composée de plus de 15.000 hommes et d'ici à 2030, le brigadier Khalid pense que 25% du personnel seront des robots. Mais comme ses robot n'ont pas le pouvoir d'arrêter des suspects, il est impossible qu'ils remplacent totalement les policier humains.