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La Grèce s’apprête à tourner la page des plans de sauvetage

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La Grèce s’apprête à tourner la page des plans de sauvetage

La Grèce s’apprête à tourner la page des plans de sauvetage
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REUTERS/Costas Baltas
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La Grèce est sur le point de tourner la page de la crise financière et des programmes de sauvetage. La décision devrait être prise ce jeudi à Luxembourg à l'occasion de la réunion des ministres des Finances de la zone euro. Mais ces années d'austérité économique ont été marquées par le départ d'une grande partie de la jeunesse grecque qui ne semble pas prête à prendre le chemin du retour.

Lia a 37 ans, elle a étudié l'économie du transport maritime à Athènes et obtenu un master à Newcastle. Mais lorsqu'elle s'est lancée sur le marché du travail les conditions étaient particulièrement difficiles. Il y a quatre ans elle a finalement décidé de quitter son pays pour s'installer au Luxembourg. Elle est toujours inquiète pour l'avenir de la Grèce. "Rien n'a changé, malgré les souffrances que nous avons vécues pendant toutes ces années, rien n'a changé", déplore-t-elle. Pour Lia il n’est pas question de quitter le Luxembourg. Elle estime que les fruits des efforts consentis par Athènes finiront par payer dans une vingtaine d’années mais alors "nous ne ferons plus partie de cette jeunesse" grecque glisse la jeune femme.

La Banque européenne d'investissement a financé de nombreux projets en Grèce. L'établissement poursuit toujours ses efforts financiers sur des secteurs spécifiques afin de créer des emplois et relancer la croissance. Pour le vice-président de l’établissement, Jonathan Taylor, "il est important de poursuivre la modernisation des autoroutes, des routes, de moderniser les transports en général et de moderniser la communication d'un bout à l'autre du pays, entre les îles et le continent par exemple".

Si la situation économique s'améliore il faudra tout de même s'accorder sur la très lourde dette grecque. "Comment faire quand vous avez une dette de 180% de votre PIB (Produit intérieur brut), une dette beaucoup trop lourde pour vos épaules" s’interroge le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria. C’est la question à laquelle vont désormais devoir répondre Athènes et ses partenaires.