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300 djihadistes d'Etat islamique commencent à être pendus en Irak

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300 djihadistes d'Etat islamique commencent à être pendus en Irak

Photo prétexte prisonniers Etat islamique pendus en Irak.
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12 membres présumés du groupe Etat islamique ont été pendus vendredi 29 juin en Irak, ils font partie des 300 au total qui doivent être exécutés rapidement. Parmi ces condamnés à mort se trouvent une centaine de femmes : la plupart ne sont pas Irakiennes mais originaires de Turquie et de pays du Caucase. Ces exécutions massives ont été décidées par le Premier ministre Haider al-Abadi, sur un coup de tête en quelque sorte après la découverte des corps de huit Irakiens, qui étaient otages de djihadistes, près de la route principale entre Bagdad et Kirkouk.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi :

Le chef du gouvernement s'est vu obligé de réagir durement parce qu'il était fortement critiqué pour son manque d'action. Etat islamique, via son organe de propagande Amaq, avait diffusé le week-end précédent une vidéo montrant les otages visiblement tabassés; les islamistes annonçaient leur exécution prochaine si certaines femmes djihadistes n'étaient pas libérées de prison. En fait, selon les autopsies qui ont été pratiquées, les hommes aux mains des terroristes avaient été assassinés plusieurs jours avant la publication de la vidéo.

Les funérailles des otages exécutés par le groupe Etat islamique :

300 pendaisons, ce serait un nombre jamais atteint

C'est le premier défi auquel doivent faire face les autorités depuis la reconquête par l'armée irakienne d'une bonne partie du territoire contrôlée par le groupe Etat islamique depuis 2014; la victoire totale avait été annoncée en décembre dernier. Et, fou de colère, Haider al-Abadi a donc ordonné, selon ses propres mots, "la punition immédiate des terroristes condamnés à mort". Plus de 300, c'est un nombre jamais atteint, d'autant que 11 islamistes ont déjà été pendus depuis le début de l'année. En 2017, 111 avaient été exécutés.

Les organisations de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch en tête, réclament régulièrement aux instances judiciaires irakiennes de faire la distinction entre les djihadistes qui ont tué et les femmes qui étaient simplement mariées avec des combattants islamistes. Elles n'ont toujours pas été entendues...