Les autorités chypriotes ont lancé une vaste opération d'inspection des abris souterrains près de la base aérienne britannique d'Akrotiri, ciblée il y a quelques jours par des drones lancés par le Hezbollah.
Les autorités chypriotes rouvrent les abris souterrains près de la base aérienne britannique d'Akrotiri, ciblée dimanche à lundi par un drone de type Shahed, de fabrication iranienne, lancé par le Hezbollah.
Bien que l'incident n'ait pas fait de blessés, il a suscité une grande inquiétude, car il est considéré comme particulièrement grave et rappelle l'importance de la préparation des infrastructures de protection civile.
Le ministre de l'Intérieur, Constantinos Ioannou affirme que l'objectif de cette mesure est de déterminer quelles zones peuvent être utilisées immédiatement en cas d'urgence. Selon un premier constat près de 200 abris sur les 2 480 enregistrés dans tout le pays sont en très mauvais état et devraient être retirés des listes officielles. Par ailleurs, quelque 230 abris ne sont pas accessibles au public, ce qui limite le nombre de sites pouvant être utilisés immédiatement.
Les inspections sont effectuées par des équipes de la protection civile et portent sur l'adéquation des sites, l'accès, la ventilation et l'infrastructure générale nécessaire à l'utilisation des abris. En parallèle, les autorités recherchent de nouveaux espaces pouvant servir d'abris, tels que des parkings souterrains, des sous-sols d'églises et d'autres espaces publics.
Il s'agit de la première attaque d'un pays tiers sur le territoire chypriote depuis 1974, après l'invasion turque de Chypre, qui a conduit à la création du réseau de refuges sur l'île.
Les autorités poursuivent les inspections et les interventions là où c'est nécessaire, dans le but de renforcer la préparation et la sécurité des citoyens. La défense civile a également créé une application mobile spéciale qui permet aux habitants de localiser les abris disponibles les plus proches en activant leur localisation.