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Empoisonnement au Novitchok : "Moscou doit s'expliquer"

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Empoisonnement au Novitchok : "Moscou doit s'expliquer"

Empoisonnement au Novitchok : "Moscou doit s'expliquer"
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Dawn Sturgess et Charles Rowley, deux anciens sans-abris, ont été retrouvé samedi dernier dans un état critique, à Amesbury, dans le sud de l'Angleterre. Ces Britanniques ont été exposés au Novitchok, le même poison que celui utilisé quatre mois plus tôt contre l'ex-espion russe Skripal et sa fille.

Et pour la deuxième fois, Moscou est dans le viseur.

"Le monde regarde la Russie, pas seulement à cause de la coupe du monde. Il est maintenant temps que l'Etat russe explique exactement ce qui s'est passé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, au Parlement à l'issue d'une réunion d'urgence de l'exécutif.

"Il est totalement inacceptable que nos citoyens soient des cibles délibérées ou accidentelles ou qu'on déverse du poison dans nos rues, nos parcs, nos villes", a-t-il ajouté.

Amesbury se trouve à une dizaine de kilomètres de Salisbury, théâtre en mars de la tentative d'empoisonnement des Skripal.

Notre correspondant au Royaume-Uni Vincent McAviney, s'est rendu sur place à Amesbury.

Voici son témoignage :

"Je suis devant la maison de Amesbury où le couple samedi est tombé malade. C'est l'un des multiples sites qui ont été fermés ici comme à Salisbury pour que la police poursuive son enquête. Elle trace les déplacements du couple. La police a fermé une pharmacie, un centre baptiste où ils étaient allé pour un méchoui, et aussi un parc à Salisbury où ils seraient allés. Les habitants ont été prévenus de l'arrivée de policiers supplémentaires dans la zone, certains équipés de combinaisons de protection alors qu'ils passent ces lieux au peigne fin"

"Il y a aussi ici bien sûr les médias du monde entier, à nouveau dans cette habituellement tranquille région de l'Angleterre. Les habitants auxquels j'ai parlé ne sont pas seulement inquiets mais très en colère. Les autorités ont voulu les rassurer avec plusieurs millions de livres destinés à la décontamination, couronnée de succès, les assurant qu'il n'y avait pas de risque".