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L'UE s'oppose à la décision des États-Unis d'alléger les sanctions contre le pétrole russe

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que six des sept dirigeants du G7 avaient clairement indiqué que la levée des sanctions n'était pas le bon signal à envoyer
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que six des sept dirigeants du G7 avaient clairement indiqué que la levée des sanctions n'était pas le bon signal à envoyer Tous droits réservés  (c) Copyright 2026, dpa (www.dpa.de). Alle Rechte vorbehalten
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Par Vincenzo Genovese
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La décision de l'administration Trump d'autoriser l'achat de pétrole russe bloqué en mer a suscité des critiques dans l'UE, Friedrich Merz et António Costa affirmant que cette décision sape le soutien apporté à l'Ukraine à un moment critique.

Les dirigeants de l'Union européenne ont condamné la décision de l'administration Trump d'assouplir temporairement leurs sanctions sur le pétrole russe, estimant qu'elle contribue à alimenter la machine de guerre contre l'Ukraine.

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Cette décision est intervenue alors que Washington tente de faire baisser les prix de l'énergie après une deuxième semaine de conflit au Moyen-Orient.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé jeudi soir une autorisation temporaire permettant aux pays d'acheter du pétrole russe actuellement bloqué en mer.

L'administration Trump tente de gérer les retombées de sa guerre contre l'Iran, qui a fait grimper les prix du pétrole à plus de 100 $ le baril cette semaine, Téhéran ciblant les producteurs de pétrole des pays du Golfe.

Les opérations dans le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement quelque 20 % des échanges mondiaux de pétrole, ont été interrompues.

Machine de guerre russe

Lors d'une conférence de presse vendredi, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que "l'assouplissement des sanctions aujourd'hui, pour quelque raison que ce soit, serait une erreur" et que le soutien à l'Ukraine ne devait pas être "distrait ou dissuadé" par la guerre au Moyen-Orient.

Selon Friedrich Merz, six des sept dirigeants du G7 ont convenu que la levée des sanctions n'était pas "le bon signal à envoyer" lors d'une réunion conjointe cette semaine. Les États-Unis étaient l'exception.

"La décision unilatérale des États-Unis de lever les sanctions sur les exportations de pétrole russe est très préoccupante, car elle a un impact sur la sécurité européenne", a ajouté António Costa, président du Conseil européen, soulignant que la Russie est le seul bénéficiaire de la situation actuelle, qui voit Moscou encaisser les bénéfices de la guerre.

"Toute mesure qui permettrait à la Russie d'augmenter ses revenus provenant des ventes de pétrole serait problématique au regard des objectifs plus larges que nous poursuivons en ce qui concerne l'affaiblissement des capacités de guerre de la Russie contre l'Ukraine", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas le moment d'assouplir les sanctions contre la Russie"

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé mercredi à appliquer le plafonnement des prix du pétrole russe et à maintenir les mesures restrictives en place.

"Ce n'est pas le moment d'assouplir les sanctions contre la Russie", a-t-elle déclaré.

Le président français Emmanuel Macron a fait écho à ses remarques après avoir accueilli une réunion du G7 au cours de laquelle il a estimé qu'il était injustifié de revenir sur les sanctions prises à l'encontre de la Russie.

Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à gauche, participent à une réunion bilatérale à l'Élysée, à Paris, le vendredi 13 mars 2026
Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à gauche, participent à une réunion bilatérale à l'Élysée, à Paris, le vendredi 13 mars 2026 Ludovic Marin/Pool Photo via AP

La dérogation temporaire décidée par Washington permettra aux importateurs d'acheter du brut et des produits pétroliers russes chargés sur des navires à partir du 12 mars, en autorisant ces mêmes navires à débarquer avant le 11 avril. Elle fait suite à une dérogation similaire accordée à l'Inde à la fin du mois de février.

Pour l'instant, ni la dérogation américaine ni la libération historique des réserves stratégiques de pétrole annoncée cette semaine n'ont fait baisser les prix du pétrole, alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit. Les analystes craignent que l'Iran ne continue à frapper les principaux ports de sortie et les plateformes logistiques.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a été le seul dirigeant européen à demander la levée des sanctions, s'alignant ainsi sur les États-Unis et s'éloignant du consensus européen.

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