DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Novitchok aux allures de parfum : un "cadeau empoisonné"

Vous lisez:

Novitchok aux allures de parfum : un "cadeau empoisonné"

Novitchok aux allures de parfum : un "cadeau empoisonné"
Taille du texte Aa Aa

C'est ce qui s'appelle un cadeau empoisonné... Charlie Rowley pensait offrir du parfum de luxe à sa compagne, après avoir trouvé un flacon dans la rue - qui y ressemblait à s'y méprendre - mais la bouteille contenait en réalité le poison mortel Novitchok.

Après le décès de sa compagne, le Britannique, lui aussi empoisonné, a passé trois semaines à l'hôpital et s'exprime pour la première fois devant des médias.

"C'était dans une boîte, d'une épaisseur d'un demi-pouce environ, avec une bouteille en verre à l'intérieur... Je m'en suis renversé un peu sur les mains... mais je les ai ensuite lavées", se souvient Charlie Rowley.

Transportée à l'hôpital de Salisbury, suivie quelques heures plus tard par Charlie Rowley. Dawn Sturgess est décédée le 8 juillet dernier.

"Je me souviens qu'elle s'en ait aspergé sur les poignets, et je suppose qu'elle les a frottés l'un contre l'autre. Environ 15 minutes après, Dawn a dit qu'elle avait mal à la tête. Elle m'a demandé si je n'avais pas de l'aspirine. Je suis allée dans la salle de bain et je l'ai trouvé étendue dans la baignoire, toute habillée, elle n'était pas bien du tout", raconte Charlie Rowley, visiblement très affecté et encore affaibli.

Des examens plus approfondis doivent déterminer si le poison incriminé, le Novitchok, est du même lot que celui utilisé pour attaquer l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia au mois de mars, dans cette même ville de Salisbury. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a dépêché sur place une équipe pour mener l'enquête.