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Pour ou contre l'IVG ? Deux Argentines racontent leur expérience

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Pour ou contre l'IVG ? Deux Argentines racontent leur expérience

Pour ou contre l'IVG ? Deux Argentines racontent leur expérience
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Lorena est Argentine. Elle a 16 ans quand elle est contrainte de mettre fin à sa grossesse. Quelques années plus tard, l’histoire se répète. Elle a 23 ans, pourtant mariée, mais son époux la contraint à avorter. Elle décide alors de le quitter. Lorena vit aujourd’hui avec sa fille Evelyne.

"Si quelqu’un t’oblige à avorter, tu le quittes, mais quand cette personne est un membre de ta famille, c’est très douloureux. Ca fait encore plus mal qu'apprendre que ta mère a enterré son fils dans une boîte à chaussures au fond du jardin (...) j’ai quitté mon ex-mari et aujourd’hui ma fille a 13 ans. C’est mon amie. Pourquoi devrais-je prendre une vie ? Pourquoi une autre personne pourrait-elle décider pour moi ? ", dit Lorena Fernández.

Malgré sa douloureuse expérience, Lorena est opposée à l’IVG. Dans son pays, un demi-million d'avortements clandestins sont pratiqués chaque année. Il s'agit de la première cause de mortalité maternelle en Argentine. Eliana, elle, milite en faveur de l’avortement. Elle aussi est passée par là.

"J'avais très peur de me retrouver à l’hôpital à cause d’une hémorragie et qu’une fois arrivée là-bas, on me dénonce. Certaines femmes plus que d’autres risquent de mourir quand elles se font avorter. Je pense que les plus vulnérables sont celles issues de familles défavorisées", raconte Eliane Hansen.

Ces deux Argentines ont vécu la même expérience traumatisante. Pourtant, concernant l’avortement, elles ont pris chacune un chemin différent.

"Je suis contre l’avortement. Oui. Mais je voudrais ouvrir une autre porte, une alternative sur laquelle je pense, l’Etat devrait débattre : que les adoptions soient décidées avant la naissance de l’enfant", explique Lorena Fernández.

Pour Eliana Hansen, pro-avortement, "l’IVG, c’est justement une interruption VOLONTAIRE de grossesse. Seules les femmes qui veulent le faire le font", dit-elle.