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IVG : l'Argentine entre joie et larmes

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IVG : l'Argentine entre joie et larmes

IVG : l'Argentine entre joie et larmes
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Rassemblés à Buenos Aires devant le Parlement où se déroulaient les débats sur la légalisation de l'avortement, des milliers d'Argentin anti-IVG ont exulté à l'annonce des résultats. Les députés avaient pourtant approuvé la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, mais les Sénateurs, plus conservateurs, l'ont finalement enterrée.

"C'était un projet de loi contre la vie dès sa conception, contre les femmes. Alors, nous célébrons la démocratie et les deux vies, celle de la femme et celle de l‘enfant à naître", dit une militante anti-avortement.

Ils ont voulu y croire jusqu'au bout et leur mobilisation n’a jamais faibli. Immense déception donc du côté des pro-avortement partagés entre colère et tristesse. Dans un pays où 500 000 avortements clandestins sont pratiqués chaque année, ils voulaient réellement faire changer les choses.

"On avait une chance d'entrer dans l'histoire et nous continuons finalement à avancer avec un système qui nous fait du mal", se désole une manifestante pro-IVG.

La journée s'est terminée par quelques incidents isolés. Des pro-IVG ont laissé éclater leur colère. Très remontés, ils ont incendié des palettes installées contre la grille dressée pour séparer les deux camps, pro et anti-avortement. Ils ont également lancé des pierres sur les policiers anti-émeutes qui ont riposté par des tirs de canon à eau et de grenades lacrymogènes.