DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Trophée des Multicoques: Guillemot reprend la fabuleuse histoire des gros bateaux

Vous lisez:

Trophée des Multicoques: Guillemot reprend la fabuleuse histoire des gros bateaux

Le Français Marc Guillemot, à Lorient, le 5 mars 2015
@ Copyright :
JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Taille du texte Aa Aa

Compétition de référence dans les années 80, le Trophée des Multicoques renaît dès mardi en baie de Quiberon, sous la patte d'un grand marin, Marc Guillemot, enthousiasmé par cette nouvelle ère de la course au large, celle des bateaux +volants+ (les Ultim).

"C'est assez fabuleux. On est dans une très belle époque et c'est sympa à vivre. Ca rappelle une autre époque, au début des années 2000, où on naviguait tous sur des bateaux de 18 m, des 60 pieds Orma. Il y a eu une explosion, les bateaux se construisaient dans tous les sens et ça a duré une quinzaine d'années", raconte à l'AFP Marc Guillemot.

Le skipper, acteur majeur des grandes courses transatlantiques et accro au Vendée Globe, a remis au goût du jour le Trophée des Multicoques, à deux mois de la course de légende en solitaire, la Route du Rhum (départ le 4 novembre à Saint-Malo). 23 bateaux seront alignés de mardi à vendredi pour naviguer sur la vingtaine de parcours proposés selon les différentes catégories de bateaux.

Le Trophée des Multicoques, qui s'est émoussé au début des années 90, avait été créé en 1980 à la Trinité-sur-Mer, appelée alors 'la Mecque des multicoques'.

"J'avais 21 ans. J'ai fait partie de cette génération des Loïck Peyron, Bertrand de Broc, qui ont commencé à naviguer comme professionnel grâce au Trophée des Multicoques", se souvient-il.

"C'était le début des gros bateaux, peut-être trop gros trop tôt par rapport à la technologie. On avait pas mal de souci techniques sur ces bateaux-là. Mais ça a déclenché un vrai engouement des multicoques. Et ça a permis à des sponsors d'investir sur ces bateaux et à ces bateaux de se développer en faisant venir des nouveaux architectes. Il y avait une émulation collective sur ces années 80 qui a permis d'avoir aujourd'hui ces beaux multicoques, complètement aboutis".

- Nouvelle ère -

Guillemot parle des Ultim, cette nouvelle classe de bateaux dits +volants+ (32 m de long pour 23 m de large) avec lesquels Thomas Coville (Sodebo) puis François Gabart (Macif) ont battu le record du tour du monde en solitaire et Francis Joyon (Idec) celui en équipage.

Coville et Joyon seront présents cette semaine mais pas Gabart, qui vient de remettre son bateau à l'eau après plusieurs mois de chantiers. Idem pour Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), qui récupère son bateau mercredi, en travaux après un chavirage en avril.

"Il y a 10 ans, les multicoques avaient un peu chuté, on était tous focalisé sur les bateaux du Vendée Globe (les Imoca, monocoques de 18,28 m). Les Ultim commencent à prendre de l'importance dans ce monde de la voile. On attaque une nouvelle ère qui ne va pas déstabiliser les Imoca mais en tout cas, ça prend vraiment de l'importance", relève encore Guillemot.

"Ce qui est à souligner, c'est que jusqu'à aujourd'hui les bateaux de plus de 30 m faisaient des records autour du monde ou des records de l'atlantique. A partir de 2019, ils vont faire une course, autour du monde (départ le 29 décembre 2019 de Brest)! C'est vraiment encore plus incroyable", se réjouit Guillemot.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.