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Migrants du Venezuela: les pays de la région initient une politique commune

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Migrants du Venezuela: les pays de la région initient une politique commune

Migrants du Venezuela: les pays de la région initient une politique commune
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La Colombie et le Pérou ont annoncé mardi qu'ils échangeraient leurs informations sur les centaines de milliers de migrants du Venezuela qu'ils reçoivent, première étape vers une politique régionale face à l'exode généré par la crise dans ce pays.

De son côté, l'Equateur a avancé au 3 et 4 septembre une réunion sur cette vague migratoire, à laquelle sont invités 13 pays de la région et qui était initialement prévue deux semaines plus tard.

L'échange de données vise à éviter que les migrants reçoivent assistance dans plusieurs pays, "retirant la possibilité à d'autres" Vénézuéliens d'en bénéficier, a déclaré Christian Krüger, directeur du service colombien des migrations.

La Colombie et le Pérou ont annoncé cet accord à l'issue d'une première réunion à Bogota, en présence d'observateurs du Brésil et des Etats-Unis. L'Equateur n'y a pas assisté.

Les autorités ont identifié que de nombreux migrants avaient reçu des permis de séjour temporaires dans les deux pays, privant d'autres de ce bénéfice.

Selon M. Krüger, il s'agit de garantir une "migration ordonnée et sécurisée (...) non seulement pour les pays d'accueil, mais aussi pour les (Vénézuéliens) eux-mêmes".

Il a reproché au gouvernement vénézuélien de se refuser à admettre cet exode, alors que la population subit hyperinflation et pénurie de nourriture ainsi que de médicaments, dans ce pays qui détient les plus importantes réserves pétrolières du monde.

Le ministre des Affaires étrangères colombien, Carlos Holmes Trujillo, a précisé lors d'une conférence de presse qu'il avait été possible d'avancer "sur la constitution de principes migratoires minimaux", base pour l'"adoption de mesures communes" dans les pays affectés.

Ces mesures porteront notamment sur la coordination des contrôles frontaliers, ainsi que sur l'attention apportée aux migrants en termes d'éducation, de santé et de sécurité, selon M. Trujillo.

A Quito, son homologue équatorien, José Valencia, a souligné la nécessité de réunir au plus vite les pays de la région "parce qu'il s'agit d'un dossier dont l'importance s'accroît chaque jour".

La Colombie, le Brésil et le Chili ont déjà confirmé leur participation à cette réunion, initialement prévue les 17 et 18 septembre. L'Argentine, la Bolivie, le Costa Rica, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République dominicaine, l'Uruguay et le Venezuela y ont également été invités.

Selon l'ONU, 1,6 million de Vénézuéliens ont migré ailleurs en Amérique latine depuis 2015 et l'aggravation de la crise dans leur pays.

La Colombie en a temporairement régularisé 820.000 et le Pérou en a reçu plus de 400.000.

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