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Accusé de harcèlement sexuel, l'ex-Premier ministre écossais Salmond quitte son parti

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Accusé de harcèlement sexuel, l'ex-Premier ministre écossais Salmond quitte son parti

Accusé de harcèlement sexuel, l'ex-Premier ministre écossais Salmond quitte son parti
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L'ex-Premier ministre écossais Alex Salmond, accusé d'agressions sexuelles, a quitté le Parti national écossais (SNP) afin de ne pas porter préjudice à la formation politique qu'il a largement contribué à amener au pouvoir.

Les faits reprochés à cet ancien leader nationaliste, qu'il dément vigoureusement, auraient eu lieu en 2013, durant son mandat de chef de gouvernement (2007-2014).

Selon l'édition du quotidien écossais Daily Record du 24 août, deux membres de l'équipe d'Alex Salmond ont dénoncé des faits d'agressions sexuelles qui auraient notamment eu lieu dans la résidence officielle des Premiers ministres écossais.

Après une enquête interne, l'actuel gouvernement écossais, dirigé par l'indépendantiste Nicola Sturgeon, qui appartient comme lui au parti nationaliste SNP, a rapporté ces accusations à la police.

Nicola Sturgeon a exprimé son "énorme tristesse" de voir partir son "ami et mentor pendant trois décennies", tout en disant comprendre sa décision.

Les plaintes à son encontre doivent être examinées et ne peuvent pas être "mises sous le tapis".

En outre, "la cause de l'indépendance, pour laquelle lui comme moi avons dédié nos vies entières, dépasse le cas d'un seul individu. Et le travail que nous devons faire pour atteindre l'indépendance est plus important aujourd'hui que jamais", a-t-elle souligné.

M. Salmond avait démissionné de son poste de Premier ministre en novembre 2014, quelques semaines après la victoire du "non" au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse dont il a été le principal instigateur.

- Figure du parti -

Dans un message vidéo diffusé mercredi, M. Salmond explique avoir choisi de quitter le SNP, dont il était membre depuis 45 ans -dont 20 ans en tant que chef-, pour empêcher les dissensions en son sein et éviter que le parti ne soit visé par les attaques des autres formations politiques.

"Je ne suis pas entré en politique pour faciliter les attaques de l'opposition contre le SNP et, avec la reprise des travaux du parlement la semaine prochaine, j'ai présenté ma démission afin d'écarter ce sujet d'attaque de la part de l'opposition", a-t-il expliqué.

"Surtout, je suis conscient que si le parti se sentait contraint de me suspendre, cela causerait une importante division interne", a poursuivi M. Salmond.

L'opposition avait pressé Nicola Sturgeon de suspendre Alex Salmond après la révélation des accusations portées contre lui mais la Première ministre écossaise avait répondu qu'il n'y avait pas de "base légale" pour le faire.

Tout en annonçant son départ, M. Salmond a assuré qu'il entendait redevenir membre du SNP "dès que j'aurai eu la possibilité de défendre mon honneur". Il a entrepris de contester en justice la procédure lancée contre lui par le gouvernement écossais et a lancé une campagne de levée de fonds pour l'aider à payer ses frais de justice, ce qui a provoqué des réactions outrées.

"L'Ecosse se trouve aujourd'hui dans une situation incroyable et sans précédent où son ancien Premier ministre le plus célèbre demande de l'argent aux soutiens du SNP pour attaquer en justice le gouvernement qu'il a dirigé", a commenté ironiquement un porte-parole des conservateurs écossais.

Pour la députée travailliste au parlement écossais Rhoda Grant, M. Salmond "abuse de son pouvoir et traîne l'Ecosse dans la boue".

Jeudi matin, Alex Salmond avait déjà dépassé son objectif, en récoltant 50.000 livres sterling (55.700 euros).

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